Et qu’est-ce que le repentir ?
C’est pour le fils d’Adam de se connaître lui-même, de s’humilier et de revenir…(vers lui-même)
De se connaître tel qu’il est vraiment. De ne pas cacher ses fautes. De ne pas les dissimuler par des mensonges délibérés et intentionnels. De ne pas les couvrir en parlant des fautes d’autrui. De confesser son péché. Et de le garder constamment présent à son esprit. « Mon péché est constamment devant moi » (Psaume 50/51)
De ne pas oublier qu’en péchant, il pèche contre son Seigneur. « Contre toi seul j’ai péché » (le même psaume).
Comment cela ?
Parce que chaque péché est une atteinte à l’amour de Dieu, en Dieu qui est amour ! Il n’y a rien de plus douloureux que de faire du tort à Celui qui a été bon envers toi ! C’est à ton Seigneur que tu demandes pardon !
Même si tu connaissais ton péché par ton intelligence, ta connaissance serait inutile ! Tu auras toujours besoin de la connaissance comme d’une piqûre !
Voici comment s’adresser à son Seigneur : De tout mon cœur, je me tourne vers Toi ! « Ne permets pas à mon cœur de s’incliner vers le mal, de peur qu’il ne justifie le péché ! »
Ô être humain, ta conscience ne suffit pas ! Le péché, du point de vue de Dieu, est une douleur lancinante, au plus profond de notre être !
« Au fond de moi, au fond de moi ! Les parois de mon cœur me font mal. Mon cœur gémit ! » Voilà la connaissance existentielle, la connaissance du cœur, la connaissance viscérale !
Et le repentir, par conséquent, est humilité !
Mon problème, ton problème, notre problème, c’est que le péché que nous avons commis, dont nous ignorions les conséquences, nous a soudainement imposé une réalité nouvelle et douloureuse !
Avons-nous péché ? Assurément ! Mais par ignorance ! Pourtant, ce que nous ignorions a eu des conséquences sur nous !
L’erreur devant Dieu, ou plutôt la « transgression », s’est muée en rébellion ! Nous avons soudainement pris conscience d’un état intérieur de rébellion contre Dieu. Ainsi, notre erreur de conduite est devenue un péché, et le péché a creusé un sillon de bassesse et de mesquinerie dans nos relations avec Dieu, puis avec les autres et avec toute la création.
Le péché et la corruption se sont enracinés en nous, nous laissant impuissants à revenir à notre point de départ. Seul Dieu, et Dieu seul, peut nous ramener à la raison !
Ainsi, « Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort s’est étendue à tous les hommes, parce que tous ont péché » (Romains 5:12).
Et le trait de caractère que nous avons acquis par nos actes fut la bassesse – c’est-à-dire la mesquinerie et la dépravation dont nous avons fait preuve ! Nous nous sommes crus seuls, sans Dieu, acceptant et désirant tout ce que nos âmes nous incitaient à faire.
De là est née notre conception de la bassesse et de la dépravation comme des vertus et des aspects de notre liberté ! Ceci, en termes profanes, est connu sous le nom de « monde », au sujet duquel l’apôtre Jacques a dit : « L’amitié du monde est inimitié contre Dieu » (Jacques 4:4).
Comment pouvons-nous échapper, s’il existe une issue, à cette situation inextricable que nous avons créée ? Par le Christ, par la foi en le Seigneur Jésus-Christ, à qui soit la gloire, par l’obéissance à son commandement, par le respect de son commandement : « Je vous donne un nouveau commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.»
Nous nous sommes égarés du chemin de Dieu par la désobéissance, en la personne du premier Adam, et nous revenons à lui et entrons, par l’obéissance, en Christ le Seigneur (le nouvel Adam) !
Nous sommes tombés dans l’erreur sans en considérer les conséquences et sommes devenus esclaves du péché !
Nous nous sommes vautrés dans l’amour du monde, nous sommes tombés et avons été emprisonnés dans la tombe. Alors le Fils de Dieu s’est incarné de la Vierge et est descendu sur terre, et de là il nous a délivrés !
Et la repentance, encore et toujours, est un retour, un retour à Lui !
Nous avons appris à nous connaître tels que nous sommes vraiment, et nous nous sommes adonnés à nos passions et à nos péchés, et nous avons connu la douleur, la mort et le vide ! Nous avons trébuché, et le péché nous a humiliés et asservis ! Mais nous revenons à nous-mêmes, et à Dieu ! Notre péché est devant le Ciel et devant Toi ! Mon péché est toujours devant moi ! Et nous ne sommes pas encore dignes d’être appelés Tes enfants !
L’humilité est présente tout au long du chemin !
Ne jamais oublier que ma mère m’a enfanté dans le péché !
Après cela, il n’y a de salut que par la grâce, de grâce que par le repentir, et de repentir que accompagné de la conscience, éternelle, que « C’est contre Toi, Toi seul, que j’ai péché ! »
Telle est la marque de la blessure, non la blessure elle-même, même si mon Seigneur et votre Seigneur me disaient : « Tes péchés sont pardonnés ! »
Par le souvenir inscrit au plus profond de l’âme, l’humilité s’établit, et par l’humilité, la grâce s’établit pour toujours !
À suivre