Les mensonges mythologiques du monde moderne


La «force» de Darth Vader lui permet d’etrangler un homme, de faire exploser une planète,d’attaquer son propre fils et de commetre toutes sortes de maux dans la série originale Star Wars. D’une certaine manière, c’est un reprensentant typique de «méchant» dans les films d’aujourd’hui qui montrent presque toujours de bonnes personnes qui luttent vaillamment contre les mauvais et immoraux «méchants». Cependant, ce type de recit est étonnamment nouveau dans l’histoire des recits , comme Catherine Nichols en discute dans cet article (reference de cet article:https://getpocket.com/explore/item/the-good-guy-bad-guy-myth).

Les gens modernes sont obsédés par la moralité – malgré l’immoralité généralisée. Cela peut sembler étrange, mais c’est un schéma souvent répété. Tout au long de l’histoire de l’Église, une fixation  sur une chose – qu’elle soit doctrinale ou morale – a souvent conduit à une sorte d’hérésie. Certains des groupes hérétiques les plus étranges étaient aussi les plus moraux

Dans les films, les émissions de télévision et même dans la mythologie de l’ère moderne, il existe des limites nettes entre les bons et les méchants. Les gentils partagent certaines valeurs morales supérieures à celles des méchants, qui recherchent souvent la cupidité, le pouvoir ou tout autre vice.

Nous devrions apprécier le bien là où nous le voyons, mais dans la mythologie du divertissement moderne se cache un danger caché. Le problème évident est que la moralité ne nous sauvera pas - nous ne pouvons pas « moraliser » notre voie dans un monde utopique et pacifique. Cependant, un problème plus profond existe également. Cette fausse dichotomie «bons contre méchants» tend à déshumaniser ceux qui ne font pas partie de notre groupe moralement supérieur. Nichols, dont l'article est en reference  ci-dessus, a écrit ce qui suit.:

Quand j’ai parlé avec Andrea Pitzer, l’auteur de « One Long Night »: Une histoire globale des camps de concentration (2017), à propos de l’idée selon laquelle les peuples des deux camps qui se font face ont des qualités morales différentes, elle m’a dit: «Trois inventions simultanees ont rendu les camps de concentration possibles: l’invention des fils de fer barbelés, les armes automatiques et la conviction que des catégories entières de personnes devraient être enfermées.

Quand nous lisons, regardons et racontons des histoires des bons combattants en guerre contre des méchants, nous nous persuadons essentiellement que nos adversaires ne nous combattraient pas, ils ne feraient même pas partie de l’autre camp s’ils avaient des valeurs ou le respect de la vie humaine.

Une demi-vérité

La mythologie moderne des bons et des méchants tient, culturellement, parce qu’elle résonne avec une certaine vérité, mais elle ne raconte pas toute l’histoire. Dans les Écritures du Nouveau Testament, nous voyons notre Seigneur diviser les moutons et les chèvres, il y a des images d’un lac ardent dans lequel les méchants sont jetés et la nouvelle Jérusalem descendant des cieux dans laquelle tous les justes habitent en paix. Ceux d’entre nous qui sont spirituellement aveugles peuvent être tentés de penser: Si seulement tous les méchants se joignaient à moi ou étaient éliminés, alors ce monde serait un meilleur endroit.

Et les gens le croient littéralement. Le communisme a entraîné plus de 80 millions de morts en Russie seulement, six millions de Juifs sont morts dans l’Holocauste et d’innombrables autres sont morts à cause des rêves d’idéalistes. Les religions sont aussi affectées. Les Témoins de Jéhovah enseignent qu’en fin de compte, Christ dirigera une armée – comme un général – et massacrera tous les peuples qui ne se soumettront pas à son règne lors de la bataille d’Armageddon. Le monde sera alors en paix parce que tous les méchants seront partis.

De plus, les Américains sont amenés à croire les mensonges à chaque cycle électoral. On nous raconte des histoires sur les horreurs de l’autre candidat, et bien que notre propre candidat n’ait peut-être pas un casier judiciaire vierge, au moins il n’est pas comme le «méchant» de l’autre côté (et tous les «idiots» qui votent pour ce méchant).

Je pense que toute personne familière avec la spiritualité orthodoxe connaît la vérité que Alexandre Soljenitsyne a résumé avec une grande élégance:

La ligne qui sépare le bien du mal ne passe ni par les États, ni entre les classes, ni entre les partis politiques – mais dans chaque cœur humain – et dans tous les cœurs humains.

Mais parce que nous ne le réalisons pas, nous luttons les uns contre les autres plutôt que contre les passions pécheresses de notre cœur. Si chacun de nous se concentrait sur l’éradication du mal en son sein, il n’y aurait pratiquement aucun mal dans le monde. Mais comme nous nous fixons sur les fautes des uns et des autres, nous nous battons et nous nous blâmons mutuellement. Nous créons des mondes imaginaires dans lesquels nous, et ceux qui partagent nos bonnes valeurs, sommes les bons gars. À travers la politique ou les efforts de notre propre volonté, nous essayons de faire exister ce monde imaginaire.

EFFECTUER UN INVENTAIRE DE L’AME

Mais il y a un meilleur moyen:

Frère Joseph me demandait: «Mon enfant, sais-tu ce que je fais?

« Que faites-vous, mon père? »

« Je m’assieds et fais l’inventaire chaque jour. »

« Quel type d’inventaire? »

«Je m’assieds et m’examine. Je regarde mes lacunes. Dans quoi est-ce que j’ai failli? Quelle passion m’a domine? Ma conscience me le dit. La boussole indique: « Tu es faible a cet endroit. » Alors, je prends la résolution de lutter contre cette passion le lendemain. Un autre jour, elle indiquera autre chose. Je vais combattre cette passion aussi. De cette manière, alors que je combat les différentes passions, je constate une amélioration progressive. Nos ancêtres disaient: «Travaille pendant ta jeunesse pour avoir quelque chose dans ta vieillesse».

« Qu’est-ce que cela signifie, Geronda? »

«Voilà ce que cela signifie, mon enfant: maintenant, pendant que tu es jeune, lutte contre les passions; lutte contre tes mauvaises pensées; lutte contre l’imagination (malsaine); lutte pour accomplir ton obéissance; exerce-toi avec des choses que tu trouves difficiles; transpire et prie pendant la nuit. Tous ces travaux et ces luttes sont du «travail»; ils constituent des années de travail. Plus tard, lorsque le corps s’affaiblira et n’aura plus la force de prendre les armes, lorsque tu seras vieux et que tu auras travaillé pendant les années que Dieu t’ aura attribuées, il t’ accordera une pension. En fonction de tes compétences et de ta situation, tu recevras une pension analogue. Quelle est cette pension? C’est la grâce de Dieu.

«Si tu me demandes maintenant, par exemple, je répondrais:« En mon fort interieur, mon enfant, je me sens au paradis. La prière fonctionne comme sur des roulettes; la grâce abonde. Je ne sens pas une seule passion active en moi. Il n’y a aucune trace de passion. Je ne fais pas de guerre; Je n’ai pas de mauvaises pensées; Je ne ressens aucune révolte passionnée. Toutes ces réalisations ne sont pas récentes; elles sont le fruit de mes travaux de jeunesse. C’est à ce moment que tout a eu lieu. Maintenant, la juste récompense est venue.

La discussion ci-dessus entre frère Joseph l’Hesychaste (1898-1959) et frère Ephraim (ne en 1927 ancien higoumene du monastere de Philotheou de l’Athos…il reside actuelle;ement au monastere de Saint Antoine le Grand qu il a fonde dans l’Arizona) provient du livre The Art of Salvation de frère Ephraim, publié par le monastère Saint-Nektaire.

Source:https://www.orthodoxroad.tcom/the-mythological-lies-of-the-modern-era/

Vivre en Dieu au (Starets Serge Chévitch)

starets serge chévitch

Correspondant de saint Silouane et du célèbre Higoumène Chariton de Valaam, ami de Jacques Maritain, Louis Massignon, Olivier Lacombe, Charles du Bos, Emmanuel Mounier et Gabriel Marcel, père spirituel de Nicolas Berdiaev, de Vladimir Lossky et du grand iconographe Grégoire Kroug, le Starets Serge Chévitch (1903-1987) fut l’une des figures les plus charismatiques et les plus lumineuses de l’émigration russe et de l’Église orthodoxe en Occident.

 

Les possibilités humaines dépassent de très loin les limites de la vie terrestre. Les hommes ont de grands dons, mais ceux-ci sont bien peu développés dans la vie terrestre. La plupart des hommes restent en deçà de ce qu’ils pourraient et devraient être par rapport à leur vocation et à leur destin spirituels. Comme disait Pascal: « L’homme passe infiniment l’homme » Les talents dont parle l’Évangile sont les possibilités que nous avons et que nous devons développer et faire fructifier. Nous devons avoir conscience de la responsabilité que nous donnent ces possibilités, et agir pour les mettre en valeur.

Notre but doit être de vivre en union avec Dieu. Nous devons tendre sans cesse vers le Royaume des cieux auquel nous sommes destinés. Notre but doit constamment être la vie éternelle qui est notre vraie vie. Mais cette vie nous sommes appelés à la vivre déjà ici-bas. 

Ici-bas nous ne menons une vie normale, nous ne sommes des hommes normaux que si nous vivons en union avec Dieu. Sans cela, nous sommes des « hommes psychiques ». L’homme psychique, dont parle saint Paul (1 Co 2, 14), c’est l’homme fermé à la transcendance, l’homme terrestre, l’homme qui a des préoccupations de ce monde. L’homme psychique ne vit pas sa dimension humaine intégrale, mais vit fermé sur lui-même. L’homme psychique, c’est l’homme confiné à la vie terrestre, qui n’a pas d’autre perspective, qui ne vit pas selon l’intégralité de son être, à la différence de l’homme spirituel. L’homme psychique, qui est le modèle de normalité pour la psychiatrie classique, est en fait dans un état de maladie. Car l’esprit en lui est endormi (cf. Rm Il, 8). C’est seulement chez l’homme spirituel qu’il est en éveil, libéré, développé, épanoui, et qu’il mène une activité normale et conforme à sa nature. La normalité pour l’esprit, c’est de vivre en unité avec Dieu.

Vivre en unité avec Dieu, c’est vivre sans cesse avec le Christ et finalement avoir le Christ en soi. C’est également avoir le Saint-Esprit habitant en soi: comme l’a dit saint Séraphim de Sarov, le but de la vie chrétienne est l’acquisition du Saint-Esprit. Il est important, dès le départ, d’avoir la bonne conception de la vie, qui oriente dans le bon sens, c’est-à-dire vers Dieu, toutes nos activités et toute notre existence. En dehors de Dieu, la vie est absurde, n’a pas de sens, n’est rien du tout. Mais en Dieu, tout en elle trouve son sens.

L’union à Dieu se réalise au quotidien, à chaque instant. Chacun de nos actes et chacune de nos pensées nous donnent l’occasion de cette union.

Dieu est le créateur de toutes choses. Tout a donc un sens religieux et peut être vécu spirituellement dans une relation à Dieu. C’est pourquoi nous aurons à rendre compte devant Dieu des plus petits détails de notre existence, de la moindre de nos attitudes, du plus élémentaire de nos actes, de la plus infime de nos pensées. Il faut donc veiller à chaque instant et en toute chose à vivre en Dieu.

Il faut invoquer Dieu avant d’entreprendre même l’acte le plus banal, faire toute chose en présence de Dieu.

Nous devons parvenir à tout faire en Dieu et à ne plus rien faire sans Dieu.

Il faut dans chaque action et dans chaque pensée mettre le levain de la prière. Toute activité doit être commencée en demandant la bénédiction de Dieu, et achevée en rendant grâce à Dieu pour ce que nous y avons réussi et en Lui demandant pardon pour ce que nous y avons manqué. L’activité même doit être accomplie, sinon dans la prière, du moins dans un esprit de prière, la prière étant le moyen privilégié de notre union à Dieu.

Nous devons, chaque jour, nous efforcer de penser moins à nous-mêmes et plus à Dieu, de vivre moins de nous-mêmes et plus de Dieu; ainsi pourrons-nous progresser sur la voie de l’union à Dieu.

Faire chaque soir le bilan de nos insuffisances et en faire pénitence, vivre chaque matin comme un nouveau commencement, voilà ce qui nous permet de faire de chaque jour une étape qui nous rapproche de Dieu.

Notre vie ne doit pas être statique, mais dynamique. Par chaque action que nous entreprenons, par chaque pensée que nous avons, nous devons « amasser avec le Christ» (Mt 12, 30; Le 11, 23) afin que nous soyons finalement tout en Lui et qu’Il soit tout en nous.

Les saints ne se manifestent pas d’une manière extraordinaire et leur sainteté reste souvent invisible aux yeux des hommes. C’est que, d’une manière générale, les réalités spirituelles ne sont pas perceptibles par les sens corporels, mais par « l’œil du cœur », qui est ouvert par la pureté, l’humilité et l’amour.

Du point de vue extérieur, les saints ne se manifestent pas d’une manière extraordinaire et ne se distinguent pas dans leur apparence des autres hommes. Ceux qui les rencontrent dans la vie courante sans savoir qui ils sont entrent en relation avec eux comme avec des hommes ordinaires. Il y a des saints très nerveux, qui ont des tics, ou qui sont très brusques. Il y en a d’autres qui sont excessivement lents. Certains saints ont des défauts physiques. C’est que, chez les saints, le vieil homme intérieur est vaincu, mais pas encore le vieil homme extérieur. Les saints ne sont pas encore entièrement transfigurés, et le vieil homme continue encore à se manifester à l’extérieur. Cette apparence peut nous tromper et nous cacher l’intériorité.

En ce qui concerne la perfection spirituelle qui caractérise la sainteté, il faut savoir que ce n’est pas la perfection de soi-même mais la perfection de Dieu en soi. La sainteté nous renvoie toujours à Dieu. Comme le dit la prière liturgique de la Grande doxologie: « Toi seul es saint! » et celle qui suit la proclamation « Les choses saintes aux saints! » : « Un seul est saint ! ».

Ce que nous recevons de Dieu doit retourner à Dieu. Lorsque nous nous enrichissons par la grâce que Dieu nous donne, nous ne devons pas nous enrichir en nous-mêmes mais en Dieu.

Lorsque la grâce vient en nous, elle ne se manifeste pas d’une manière spectaculaire. Le prophète Elie n’a connu Dieu ni dans le feu ni dans le vent, mais dans un souffle très doux!.

Référence:

Le Starets Serge. Jean-Claude Larchet. Cerf(2004)

https://holytrinityfamily.blogspot.com/2019/11/vivre-en-dieu-au-quotidien-starets.html

une parole de saint Antoine

 

Saint Antoine enseignait ceci : «De même que l’homme sort du sein maternel nu, de même l’âme quitte-t-elle le corps nue. Une âme est pure et lumineuse, une autre est souillée par les péchés et une troisième est noire de péchés sans nombres. De même que, en sortant du sein maternel, tu ne te souviens de rien de ce qui fut dans le sein, de même, en sortant du corps, tu ne te souviendras de rien de ce qui fut dans le corps. De même que, en sortant du sein, tu es devenu meilleur et plus beau avec ton corps, de même, en sortant du corps, tu deviendras meilleur et plus beau dans les Cieux. Si le corps ne sort sain du sein maternel, il ne peut vivre; de même l’âme, si celle-ci n’accède pas à la connaissance de Dieu à travers une conduite bonne, ne peut ni être sauvée ni s’unir à Dieu. L’organe de la vue charnelle, c’est l’œil; l’organe de la vue spirituelle, c’est l’esprit. Comme le corps est aveugle sans yeux, ainsi l’âme est-elle aveugle sans l’esprit véritable, sans la vraie vie.»

(https://www.facebook.com/groups/323641978166451/?fref=nf)

Bulletin du mois de juillet 2019 de l’Eglise Orthodoxe à l’Ile Maurice

 

 

Paroisse orthodoxe de la sainte Transfiguration

Numéro 44, juillet 2019

L’objet de la fête du dimanche des Pères du ou des conciles, est défini d’une façon un peu différente selon les livres liturgiques. Dans certains livres, en effet, ce dimanche est appelé « mémoire des saints Pères des six premiers conciles œcuméniques », un autre dimanche étant consacré au septième, celui qui a défini la légitimité et la nécessité de la vénération des saintes icônes. Dans d’autres livres liturgiques, ce dimanche est appelé simplement « mémoire des saints Pères du premier concile œcuménique », le concile de Nicée. C’est sans doute son appellation la plus ancienne. Cependant, certains textes de l’office font allusion à l’enseignement de la plupart des conciles œcuméniques de la sainte Église, parce que ces enseignements sont convergents. Les différents conciles se sont complétés, ont repris l’enseignement du précédent pour le préciser en fonction des erreurs et des problèmes nouveaux qui étaient apparus aux diverses époques.

Les conciles œcuméniques

Si l’Église nous invite ainsi à vénérer les Pères des saints conciles, c’est parce que la foi chrétienne, dont ils ont précisé les contours et la formulation, est le fondement de toute notre vie dans le Christ.

Dans notre vie chrétienne, tout repose en effet sur la foi. La foi, c’est d’abord une confiance et une adhésion sans partage envers la personne du Seigneur Jésus, envers la personne du Christ dont nous croyons qu’il est le Fils de Dieu, mort et ressuscité pour notre salut. C’est, par là-même, une adhésion à sa Parole, à ce qu’il nous a révélé au sujet de son Père, qui est aussi notre Père, dont nous sommes par le baptême les fils adoptifs. C’est aussi une adhésion à son enseignement sur l’Esprit saint qui, selon la parole même du Christ, doit nous introduire dans la vérité tout entière (voir Jean 16/13). C’est-à-dire que tout au long de l’histoire de l’Église, tout au long de notre vie personnelle, c’est le Saint-Esprit qui nous fait comprendre la parole de Dieu, c’est le Saint-Esprit qui illumine nos cœurs pour que nous comprenions, pour que nous entrions dans le mystère de ces vérités qui nous ont été annoncées, qui nous ont été proclamées par le Christ durant sa vie terrestre ; le Saint-Esprit nous fait comprendre aussi ce que l’on peut appeler le sens chrétien de l’Ancien Testament, et nous révèle comment toutes les écritures parlaient déjà du Christ.

Toute la vie chrétienne repose sur cette adhésion de notre cœur et de notre intelligence à ces vérités fondamentales. Les premiers conciles, ceux du quatrième siècle ont eu lieu dès que l’Église a pu réunir des évêques du monde entier, une fois la période des grandes persécutions terminée. Les deux premiers conciles ont eu lieu au début et dans la deuxième partie du quatrième siècle : le concile de Nicée en 325 et le premier concile de Constantinople en 381. Ils ont précisé le contenu notre foi dans la Sainte Trinité.

Ces deux premiers conciles ont en effet défini que, selon l’enseignement hérité des apôtres, Dieu est à la fois Un et Trine, qu’il est un en son essence et cependant en trois personnes. Trois personnes qui sont vraiment des personnes, qui ne sont pas simplement trois visages d’un Dieu unique, mais qui ont chacune leur consistance, leur personnalité, et qui cependant sont tellement unies, tellement transparentes les unes aux autres, unies dans une communion tellement profonde, que nous devons affirmer qu’à elles trois, elles sont, en toute rigueur d’expression, un seul Dieu.

Oui, le Père a engendré un Fils qui lui est semblable en essence, « consubstantiel », à qui Il communique tout ce qu’Il a et tout ce qu’Il est. Et il y a un Esprit saint qui procède de Lui, à qui Il communique aussi tout ce qu’il a et tout ce qu’il est, à qui est dû même honneur et même gloire qu’au Père et au Fils.

Les conciles du cinquième siècle, le concile d’Éphèse (431) et le concile de Chalcédoine (451) ont ensuite précisé que, selon l’enseignement des apôtres, il y a dans le Christ une seule personne et deux natures. C’est-à-dire que le Christ n’est pas une personne humaine en qui le Verbe de Dieu serait venu habiter. Il est vraiment Un, il est, en tant que personne, le Fils de Dieu lui-même, la seconde personne de la Trinité, mais il est à la fois Dieu et homme parce qu’Il a assumé notre nature humaine pour notre salut. Tout ce qu’il fait, tout ce qu’il a pu dire, vient de sa personne divine, cependant cette personne divine agit tantôt par sa nature humaine, tantôt par sa nature divine, sans que les deux ne soient jamais séparées.

Les conciles des cinquième (Constantinople 553) et sixième (Constantinople 680) siècles n’ont fait que préciser, en face de questions et d’erreurs nouvelles, cette doctrine du concile de Chalcédoine, cette doctrine de l’unité du Christ dans sa nature divine et sa nature humaine.

Quant au septième concile (Nicée 787) que j’évoquais tout à l’heure, c’est celui qui a affirmé la nécessité de la vénération des saintes icônes.

Toute notre vie chrétienne repose sur la foi en ces vérités fondamentales, parce que ni notre sensibilité ni notre intelligence ne peuvent y accéder par elle-même. Il n’est pas possible à l’homme de les découvrir par lui-même, quelle que soit sa sagesse, quelle que soit la profondeur de sa réflexion. Il fallait que Dieu intervienne dans l’histoire, que Dieu nous parle, d’abord par les prophètes et ensuite par son Fils, pour que du coup nous connaissions ces vérités, pour que nous sachions que Dieu est un Dieu unique en trois personnes, que le Fils de Dieu s’est incarné pour notre salut et nous a appelé à devenir nous-mêmes, unis à lui, des fils de Dieu par adoption, à être divinisés, à participer nous-mêmes à sa vie divine.

Cette destinée extraordinaire de l’homme, pour que nous la connaissions, il faut à la fois que nous croyions à la Parole de Dieu, et que nous accueillions la lumière intérieure qui nous vient du Saint-Esprit. Saint Silouane disait : « l’humilité est la lumière dans laquelle nous voyons la lumière » .

C’est-à-dire que dans la mesure où notre cœur est humble, où nous sommes dépouillés de tout attachement à notre jugement propre, à nos idées, nos opinions personnelles, nous sommes prêts à accueillir la parole de Dieu. C’est seulement à cette condition que la foi peut s’épanouir dans notre cœur.

D’après Père Placide Deseille, La couronne bénie de l’année chrétienne,

Volume 2, pages 220-224

 

Divine Liturgie

Chaque dimanche à 9h30

Dimanche 7 juillet

14: des Pères des 6 premiers conciles

21 :

28 :

 

Eglise orthodoxe de laSainte Transfiguration

Grande-Rivière N-OIle Maurice (Derrière le garage Bala)

 Divine Liturgie

Chaque dimanche à 9h30

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