L’Unique nécessaire

Nous avons été créés par notre Créateur pour la vie éternelle, nous y sommes appelés par le Verbe de Dieu, et nous sommes renouvelés par le saint Baptême. Et le Christ, le Fils de Dieu, est venu en ce monde pour cela, afin de nous appeler et de nous emmener, et Il est l’unique nécessaire. Pour cette raison, notre tout premier souci et notre principal effort devrait être de Le recevoir. Sans cela, tout est comme rien, quand bien même vous auriez le monde entier en votre possession.
Saint Tikhon de Zadonsk

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La Vierge de tendresse

vierge de tendresse

Question posée à saint  Paisios  de l’Athos  (+1994): dans cette société dans laquelle nous vivons, que devons-nous faire pour être sauvés ? Et l’Ancien, en réponse, raconta l’incident suivant : « Écoutez, mes enfants : Au début de notre siècle, un immense incendie se déclara sur le Mont Athos et menaça le Monastère de Saint-Panteleimon. Il y avait 2000 moines et 3000 ouvriers pour faire face au feu, mais ils ne le pouvaient pas l’arrêter. Puis le feu s’est propagé à Vatopedi. Des centaines de moines et d’ouvriers qui s’y trouvaient n’ont pas pu l’arrêter. Le feu a tout détruit. Alors le feu continua et atteignit Philotheou. Seuls 15 moines et autant d’ouvriers y vivaient à cette époque. Effrayés, ils prirent les pelles et coururent dehors pour affronter la flamme ardente qui dévorait tout. Mais un Ancien respectable les arrêta et leur dit : « Où allez-vous frères ? Des milliers de personnes à Vatopedi et à Saint-Panteleimon n’ont pas pu éteindre le feu et nous, une trentaine de personnes, sauverons le Monastère ?  »
« Et que devons-nous faire, Géronda ? Comment serons-nous sauvés ? » demandèrent les frères.
Nous ne pouvons pas le faire seuls. Embrassez Glykophilousa (icône de « la Vierge de tendresse » ) ! Qu’elle se place devant et nous  derrière! » leur dit l’Ancien. Alors c’est ce qu’ils ont fait. En peu de temps, les flammes ardentes atteignirent l’extérieur du monastère, brûlèrent tout, mais n’avancèrent même pas d’un millimètre à travers les murs du monastère ! Et Saint Paisios ajouta : « Je sais que le mal comme le feu incontrôlable vous menace, vous et vos enfants. Mais serrez Glykophilousa dans vos bras et n’ayez pas peur ! Elle a le pouvoir d’éteindre le feu qui menace nos maisons ! Elle a le pouvoir d’éteindre le feu qui menace nos enfants ! Elle a le pouvoir d’éteindre le feu qui menace notre âme ! Parce que la Vierge Marie est la Mère de Dieu et la Mère du monde entier et aucun feu n’est plus grand que Son Amour !!! Ses Mains sont des ailes, et aucune calamité n’est plus forte que Sa Protection ! Embrassez-la ! »

Bulletin du mois de septembre de l’Église Orthodoxe à Maurice

Paroisse orthodoxe de la sainte Transfiguration
Numéro
68, septembre 2021


La sainte Croix

Le Seigneur nous a enseigné que dans l’Église et le royaume chrétien,
le roi n’est pas celui qui soumet les autres par la force pour les con-
contraindre à une servitude inconditionnelle d’esclave, mais celui qui
sert les autres et donne sa vie pour autrui.

D’ailleurs, Saint Jean Chrysostome enseigne que si diriger un peuple est à la portée de chacun, seul le roi peut donner sa vie pour son peuple parce qu’il sidentifie tellement à lui, qu’il n’a pas d’existence propre, il n’a pas d’autre
but que de servir son peuple par toute sa vie et si possible par sa mort.

Aujourd’hui, en vénérant la Croix du Seigneur, nous sommes amenés

à comprendre avec une force et une profondeur nouvelle ce que signifie la dignité de roi et le sacerdoce de Notre Seigneur Jésus Christ :
ils signifient un amour si total et si parfait que le Christ s’oublie lui
même totalement. II s’oublie et s’identifie à nous au point d’accepter,
dans son humanité, de perdre son sentiment d’unité avec Dieu, avec
la source de la vie éternelle et avec la vie éternelle présente en lui
même, pour s’unir avec notre condition de mortels. Un tel amour fait
du Seigneur Jésus Christ notre roi ; devant une telle royauté, « tout
genou fléchit » (Phil. 2,10). Et c’est grâce à cela qu’il peut être premier prêtre de toute la création. Les grands prêtres du monde païen et dIsraël accomplissaient des sacrifices avec lesquels ils ne s’identifiaient qu’au sens figuré, symboliquement, rituellement.

Le Seigneur Jésus Christ s’est apporté luimême en sacrifice sanglant, bien qu’il
n’y ait rien eu en lui qui lui fasse mériter la mort qu’il a appelée sur lui
même. Ne ditil pas dans sa prière de grand prêtre, en présence de
ses disciples et en communion avec eux : « il vient, le prince du
monde ; sur moi il n’a aucun pouvoir»…(Jn 14,30) En Christ, il n’y a
rien qui ne soit du domaine de la mort et du péché. Et il dit à son
Père : Je me sanctifie pour eux, en sacrifice sacré pour mon peuple
Grandprêtre, en prenant sur lui le supplice, il libère toutes les autres
créatures de l’horreur du sacrifice sanglant, mais en même temps il
nous révèle l’amour sans limites, l’amour sans fond de Dieu, qu’autre-
ment nous n’aurions pu concevoir : la vie acceptant d’être dissoute, la
lumière acceptant d’être éteinte, l’éternité acceptant de mourir de la
mort du monde déchu…

C’est pourquoi le Verbe de Dieu peut nous parler comme un
prophète. Prophète, non pas dans le sens de quelqu’un qui prédirait l’avenir, mais de quelqu’un qui parle de Dieu. Un des livres de l’Ancien Testament dit que le prophète est celui avec lequel Dieu partage ses pensées. Le Christ, non seulement peut parler de la part de Dieu, mais incarner dans ses actes, dans sa vie et sa mort l’amour parfait, offert, donné.

Voilà pourquoi la vénération de la Croix est une merveille dans l’expérience de l’Église. Nous ne serons jamais capables de connaître par
expérience ce que signifiait pour le Christ mourir sur la croix, et
même notre propre mort ne nous aidera pas à comprendre ce qu’a
été la mort pour lui : comment l’immortalité peutelle mourir ?
Toutefois nous pouvons apprendre, en nous efforçant, avec une audace sans réserve, de communier le plus profondément, le plus parfaitement possible, à lenseignement et aux voies du Christ, à aimer
d’un amour qui se rapproche de plus en plus de l’amour divin et, à
travers lui, à connaître la façon par laquelle la mort en tant qu’oubli
de soi, total et parfait, s’unit avec la victoire de l’amour, la résurrection et la vie éternelle. Amen.

25 mars 1984



Mgr Antoine BLOOM, Homélies pour chaque

dimanche, Ed. Sophia, 2018, Pages 203208


Divine Liturgie

Eglise ouverte, 50 personnes max.

Dimanche 5 : Pardonner du fond du cœur

Evangile : Mat. 18/2335, Epitre ; I Cor. 9/212

Dimanche 12 : Nativité de la sainte Mère de Dieu

Evangile : Jean 3/1317, Epitre ; Gal. 6/118

Dimanche 19 : Exaltation de la sainte Croix

Evangile : Marc 8/34 9/1, Epitre ; Gal. 2/1620

Dimanche 26 : Dormition de saint Jean le Théologien

Evangile : Jean 19/2527 ; 21/2425 ; Epitre : I Jean 4/1219

Eglise orthodoxe de la

Sainte Transfiguration

GrandeRivi
ère NO
Ile Maurice

(derrière le garage Bala)

Divine Liturgie

Chaque dimanche à 9h30

Site WEB:

http://orthodoxchurchmauritius.org









Père Athanasios, tel.: 57 33 32 53

Email: p.athanasios@myt.mu


Père Ian, tel.: 52 57 90 53

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