Bulletin du mois d’octobre 2021 de l’Église Orthodoxe à Maurice

Paroisse orthodoxe de la sainte Transfiguration Numéro 69, 0ctobre 2021

La vraie richesse

Lorsque nous lisons la parabole de Lazare et du riche (Luc 16, 19-31) nous pensons toujours aux autres : et si, toutefois, cette parabole nous était adressée ? Ne ressemblons-nous pas à l’homme riche ? Quelle richesse fabuleuse d’enseignement spirituel possédons-nous ! Nous connaissons Dieu ; nous avons rencontré le Christ : Son enseignement nous a été révélé ; nous recevons Ses sacrements ; Sa grâce habite en nous, le Saint Esprit souffle sur l’Église et nous restons autosuffisants, enfermés, nous efforçant de vivre libres, nourris par cette richesse que le  Seigneur nous donne. A côté de nous, des milliers et des milliers de gens ont faim, qui seraient prêts à se nourrir des miettes tombant sans arrêt de notre table, mais nous ne leur donnons pas : l’Orthodoxie nous appartient, la foi nous appartient, tout nous appartient !… Et les autres, ceux qui sont sur le seuil, sous notre escalier, devant notre porte et qui ont faim, meurent de faim, ne recevant pas une seule de ces paroles de vie qui auraient pu les ranimer… Nous en savons trop, nous sommes trop riches ; les saints anciens, « ignorants », qui n’avaient pas accès à la même quantité de livres que nous, entendaient parfois une seule parole d’Evangile et sur elle, fondaient la sainteté de toute leur vie. Quant à nous, nous lisons, lisons, écoutons, prions, et la sainteté ne grandit pas en nous parce que nous sommes avares comme ce riche qui voulait tout garder pour lui et qui n’avait pas pitié d’un autre être humain. Or, l’Evangile nous dit que le pauvre est mort, peut-être de faim, à la porte du riche, et que les anges l’ont porté dans le sein d’Abraham, dans le paradis de Dieu. Le riche aussi est mort, mais pas un des anges ne s’est approché de lui : on l’a enterré avec ses semblables, les avares et les riches, dans le centre de la terre ; il est mort et a comparu devant le Jugement. Non pas parce qu’il était riche et Lazare pauvre, mais pour la simple raison qu’il avait eu une vie lumineuse et l’autre amère : parce que toute la lumière qu’il avait eue, il l’avait gardée avidement sans la partager ; désormais c ‘est le pauvre, devenu riche dans l’éternité, qui ne peut partager avec lui… Réfléchissons à notre Orthodoxie, à notre richesse, à cette faim qui nous environne, parmi les chrétiens, les incroyants, les athées, ceux qui cherchent ou ne cherchent pas, et ne soyons pas comme ce riche afin que le Seigneur ne prononce pas ce Jugement sur nous : « Je suis ressuscité, et vous n’avez pas cru en Moi ! » Quelle joie ce sera pour le Sauveur et les anges de Dieu et pour notre Père céleste et notre Mère, la Mère de Dieu, et les saints et les pécheurs, si nous nous montrons simples de cœur et généreux, et si nous donnons toute notre richesse : donner sans essayer de garder quoi que ce soit parce que l’homme n’est riche que de ce qu’il donne par amour. Alors, parmi nous, dans nos cœurs s’ouvrira le Royaume de Dieu, le Royaume de l’amour triomphant. Amen. 30 octobre 1977 Monseigneur Antoine BLOOM, Homélies pour chaque dimanche, pages 134-135, Editions Sofia, 2018

Divine Liturgie Eglise ouverte, 50 personnes max.

Dimanche 3 octobre : l’humilité, porte ouverte à la grâce de Dieu Epitre : 2 Cor 4/6-15 ; Evangile : Luc 6/31-36

Dimanche 10 : la miséricorde Epitre : 2 Cor 6/1-10 ; Evangile : Luc 7/11-16 Dimanche 17 : le 7e Concile œcuménique Epitre : Tite 3/8-15 ; Evangile : Luc 8/5-15

Dimanche 24 : Jésus chasse les démons Epitre : 2 Cor 9/6-11 ; Evangile : Luc 8/26-39

Dimanche 31 : le riche et le pauvre Lazare Epitre : 2 Cor 11/31 – 12/9 ; Evangile : Luc 16/19-31

Eglise orthodoxe de la Sainte Transfiguration Grande-Rivière N-O Ile Maurice (derrière le garage Bala) Divine Liturgie Chaque dimanche à 9h30 Site WEB: http://orthodoxchurchmauritius.org Père Athanasios, tel.: 57 33 32 53 E-mail: p.athanasios@myt.mu Père Ian, tel.: 52 57 90 53 E-mail: fr.ian@antiochian.org.nz

Le bienheureux Symeon

En 1922 un orphelin du nom de Syméon et d’origine grecque arriva d’Asie mineure avec d’autres réfugiés. Il s’installa au port du Pirée dans une cabane de fortune et y grandit tout seul. Il possédait une brouette et travaillait comme porteur dans le port du Pirée. Il était illetré et ne connaissait pas grand chose au sujet de notre foi orthodoxe. Il était cependant doté d’une bienheureuse simplicité et d’une foi pure et spontanée.

Quand il fut en âge il se maria eut deux enfants et démenagea avec sa famille à Nicée. Il se rendait chaque matin au port du Pirée pour gagner son pain. Il passait tous les matins par l’église Saint Spyridon entrait à l’intérieur allait se planter devant l’iconostase et ôtant son chapeau il disait : Bonjour mon Christ, c’est moi Syméon. S’il te plaît aide moi à gagner mon pain aujourd’hui. Le soir quand sa journée était terminée il passait de nouveau par l’église allait devant l’iconostase en disant : Bonsoir mon Christ c’est moi Syméon. Merci de m’avoir aidé encore aujourd’hui.  C’est ainsi que passèrent les années de Syméon béni de Dieu.

Aux alentours de 1950 tous les membres de sa famille contractèrent la tuberculose et s’endormirent dans le Seigneur. Syméon resta tout seul et continua à travailler sans se plaindre et sans jamais manquer de passer par Saint Spyridon pour saluer le Christ matin et soir lui demandant son aide et le remerciant.

Devenu agé Syméon tomba malade. Il entra à l’hôpital où il resta environ un mois. La femme chef de service originaire de Patra lui demanda un jour :  » Grand Père çà fait de longs jours que vous êtes ici et personne n’est venu vous voir. Vous n’avez personne au monde?

–  Tous les matins et tous les soirs le Christ vient me réconforter.

-Ah bon? Et que vous dit-il?

– Bonjour Syméon c’est moi le Christ sois patient.

Cela sembla étrange à cette femme aussi fit-elle venir son père spirituel le Père Christodoulos Phassos pour vérifier que Syméon n’était pas tombé dans quelque illusion. Le Père Christodoulos entama la conversation avec lui et lui posa la même question et Syméon formula la même réponse.  Matin et soir aus heures où Syméon avait coutume d’aller à l’église saluer le Christ c’est le Christ qui venait à présent saluer Syméon. Le père spirituel lui demanda :

– C’est peut être ton imagination?

– Non père ce n’est pas pour me vanter c’est le Christ.

– Il est venu aujourd’hui aussi?

– Oui.

– Et qu’est ce qu’il t’a dit? – Bonjour Syméon c’est moi le Christ sois patient ; dans trois jours je vais te prendre auprès de moi très tôt le matin.

Les deux jours suivants le père spirituel revin à l’hôpital pour parler avec Syméon et apprendre quelle avait été sa vie . Il comprit qu’il s’agissait d’un homme béni. Le troisième jour à l’aurore il alla de nouveau voir Syméon pour constater si la prévision concernant sa mort allait se vérifier. Et en effet tandis qu’ils bavardaient ensemble Syméon s’écria soudain  » Voilà le Christ » et il s’endormit du sommeil du juste.

Mémoire éternelle. Amen.

Source: Petits miracles & histoires édifiantes.  Pages 82 à 85. Editions Apostalia. Imprimé  en 2021. On peut commander le livre ici:  https://www.monastere-transfiguration.

 

 

 

L’Unique nécessaire

Nous avons été créés par notre Créateur pour la vie éternelle, nous y sommes appelés par le Verbe de Dieu, et nous sommes renouvelés par le saint Baptême. Et le Christ, le Fils de Dieu, est venu en ce monde pour cela, afin de nous appeler et de nous emmener, et Il est l’unique nécessaire. Pour cette raison, notre tout premier souci et notre principal effort devrait être de Le recevoir. Sans cela, tout est comme rien, quand bien même vous auriez le monde entier en votre possession.
Saint Tikhon de Zadonsk

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