Une parole de saint Dorothée de Gaza (VIème siècle)

 

Supposez un cercle tracé sur la terre, c’est-à-dire une ligne tirée en rond avec un compas, et un centre. On appelle précisément centre le milieu du cercle. Appliquez votre esprit à ce que je vous dis. Imaginez que ce cercle, c’est le monde; le centre, Dieu; et les rayons, les différentes voies ou manières de vivre des hommes. Quand les saints, désirant s’approcher de Dieu, marchent vers le milieu du cercle, dans la mesure où ils pénètrent à l’intérieur, ils se rapprochent les uns des autres; et plus ils se rapprochent les uns des autres, plus ils s’approchent de Dieu. Et vous comprenez qu’il en est de même en sens inverse, quand on se détourne de Dieu pour se retirer vers l’extérieur: il est évident alors que, plus on s’éloigne de Dieu, plus on s’éloigne les uns des autres, et que plus on s’éloigne les uns des autres, plus on s’éloigne aussi de Dieu. Telle est la nature de l’amour ; plus on est  uni  avec nos prochains et plus on est uni avec Dieu.

Dorothée de Gaza est né vers 500 et mort entre 565 et 580, est un saint de la région de Gaza et l’un des pères spirituels du désert palestinien. Wikipédia

 

Sur la colère

Sur la colère
Nous devons lutter contre la colère.
En montant dans ma voiture dans un parking local, j’ai entendu quelqu’un prononcer vainement le nom de Dieu , il était en colère pour avoir laissé tomber quelque chose. Levant les yeux, j’ai réalisé que je connaissais la personne. C’était quelqu’un qui se disait chrétien et il aurait été horrifié s’il avait réalisé que je l’avais entendu. Il ne savait pas que je n’étais pas la seule personne à avoir entendu cette explosion de colère, car une femme l’a remarqué et a levé les yeux au ciel en me regardant. J’ai ressenti de la tristesse pour la personne qui s’était livrée à la passion de la colère, d’autant plus que sa colère impliquait de prononcer en vain le nom du Seigneur, le Seigneur même dont il porte le nom. C’est particulièrement tragique quand une personne qui s’affirme chrétienne prononce le nom du Seigneur en vain, car il y a beaucoup de non-croyants qui gardent leurs paroles mieux que beaucoup qui professent le Christ.
Les Pères nous disent que chaque fois que quelqu’un prononce le nom de Dieu en vain, les ramifications se répercutent dans tout le cosmos. Aussi insignifiants que nous pensons que nos péchés secrets puissent être, ils ont un impact sur tout l’univers. La rédemption ne nous concerne pas seulement nous, mais l’ensemble de l’univers. Mon salut et votre salut sont liés.
Saint Séraphin de Sarov a dit: « On doit par tous les moyens s’efforcer de préserver la paix de l’âme et ne pas être dérangé par les offenses des autres; car on  doit s’efforcer par tout moyen de contenir la colère et par le biais de l’attention de préserver l’esprit et le cœur de tout sentiment impropre. Nous devons donc supporter les offenses des autres avec sérénité et nous habituer à une telle disposition d’esprit que ces offenses ne nous atteignent pas… Une telle pratique peut donner la tranquillité au cœur humain et en faire une demeure pour Dieu lui-même.  »
Abstenons-nous de toute colère. Si nous sommes vraiment du Christ, nous avons les moyens de changer, car c’est parce que nous avons Christ en nous que la victoire sur les passions peut être la nôtre. Nous devons nous rappeler les paroles d’Abba Nilus: «La prière est la semence de la douceur et de l’absence de colère».
Avec l’amour en Christ,
Abbé Tryphon
https://www.facebook.com/Abbot-Tryphon-1395030584153681/

Bulletin du mois d’octobre 2020 de l’Eglise Orthodoxe à Maurice

Paroisse orthodoxe de la sainte Transfiguration

Numéro57, octobre 2020

Jésus est venu pour les pécheurs

«Jésus était à table chez Lévi et beaucoup de gens de mauvaise vie se mirent à table avec Lui.» (Marc 2/15) Jésus dit: «Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler à la repentance les justes, mais les pécheurs.» (Matthieu 9/12-13)

Jésus dit quil est venu non pas pour les justes, mais pour les pécheurs. Il est venu pour les pauvres, pour toute lhumanité dont nous sommes, blessée par Satan, blessée par le péché. Ce nest donc pas pour les justes, cest-à-dire pour ceux qui se croient justes, pour ceux qui pratiquent une morale purement humaine, mais une morale dont le fondement est lamour de soi, et une fierté purement humaine, et dont le ressort finalement est lorgueil. Ce ne sont pas ceux qui sestiment meilleurs que les autres, qui sont objets de la miséricorde du Christ. Car le Christ a un amour essentiellement miséricordieux ; ce qui Le motive, cest justement notre péché, notre faiblesse, notre misère. Et nous bénéficions de lamour du Christ et de toute son œuvre de salut, dans la mesure même où nous nous reconnaissons ainsi pécheurs.Le péché nest pas un obstacle au salut, nest pas un obstacle à une vie dunion profonde avec Dieu, dans la mesure où nous naimons pas ce péché, dans la mesure où nous le regrettons, où nous avouons notre faiblesse, où nous reconnaissons que nous ne pouvons pas accomplir la loi divine sans Sa grâce, sans que notre cœur soit transformé par lEsprit Saint. Nous ne pouvons vaincre le péché que dans la mesure où lEsprit Saint nous donne le goût de tout ce que Dieu aime, de ce que Dieu est, le goût de lamour du prochain. Par conséquent, ce que nous avons à faire avant tout, cest de nous repentir, de regretter notre péché, de ne pas laimer, et en même temps de le présenter au Seigneur pour quIl nous pardonne, pour quIl transforme notre cœur, pour quIl insuffle dans notre cœur cette force de lEsprit Saint.La force ou lénergie divine donnée par le saint Esprit vient jusquà nous au travers des sacrements: baptême et chrismation, confession, communion au Corps et au sang du Christ. Or, cest à lEglise orthodoxe que vous recevrez tout cela. Venez donc à léglise!

Daprès larchimandrite Placide Deseille, la couronnebénie de lannée chrétienne, volume un, pages 138 1392

Allez quand même à léglise

Si vous avez des relations sexuelles avant le mariage, allez quand même à léglise.

Si vous êtes toxicomane et que vous essayez de vaincre la dépendance, allez quand même à l’église.

Si vous étiez ivre toute la nuit la veille, allez quand même à l’église.

Si vous ne savez pas quel sexe vous préférez, allez quand même à léglise.

Si vous ne pouvez pas abandonner cette habitude dégoûtante, allez quand même à léglise.

L’Église est un hôpital pour ceux qui sont brisés, perdus, vides, confus, désespérés et rejetés.Chaque pécheur a un avenir et chaque saint a un passé. Comment briser les chaînes de la dépendance et de la servitude ? Par la prière, la prière pour vous et la prière avec vous! Il n’y a pas une seule personne entre les 4 murs de l’église qui n’ait quelque chose qu’elle déteste ou regrette de son passé. Nous avons tous commis des erreurs et continuerons de le faire, MAIS Sa Grâce suffit !! Il y a des choses que je ne voudrais jamais admettre à haute voix sur moi-même, mais Dieu le sait. Et Il ne m’aime pas moins. Donc, quoi que vous ayez fait, quoi que vous fassiez, quoi que vous ferez… aller à léglise de toute façon, cela pourrait changer votre vie !!P. Georges L. Livanos (Pennsylvanie)

Divine Liturgie Chaque dimanche à 9h30

Dimanche 4 octobre : Aimez vos ennemis !»

11: Les Pères du 7e Concile Œcuménique

18: La vraie sagesse

25: Jésus chasse les démons.

Eglise orthodoxe de laSainte TransfigurationGrande-Rivière N-O Ile Maurice(derrière le garage Bala)

Site WEB:http://orthodoxchurchmauritius.org

Ce qu’on aura semé

L’Apôtre écrit : «Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment.» (II Cor 9,6) Ces paroles sont limpides et ne demandent pas d’explications, mais il est parfois bon de les rappeler à la mémoire.

Prenant cette image dans la vie courante, l’apôtre ne parle pourtant pas des graines de plantes mais de notre vie spirituelle, comme il explique ailleurs : «Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle.» (Gal 6,7-8)

Revenons pourtant à l’image de l’agriculteur qui sèmera sa semence. Il se donne toute la peine pour bien faire et faire de mieux en mieux. Il prépare soigneusement la terre pour recevoir la semence, il observe le temps pour semer, il surveille la croissance contre les insectes nuisibles etc. Pourtant, tout ne dépend pas de lui. Une intempérie peut tout détruire.

Dans notre vie terrestre cela s’applique également, tous nos efforts peuvent se perdre, et, de toute façon, ils sont périssables et caduques par nature. Rien n’en restera lorsque nous quitterons cette vie.

Dans notre vie spirituelle, par contre, tout portera des fruits au centuple pour la vie éternelle. Tout est écrit dans le livre de vie et ne peut se perdre. Le moindre effort qu’on fait pour Dieu, son salut, l’Église sera indélébile : une prière, une métanie, une aumône, un acte de charité etc. etc.

À plus forte raison nos agitations pour notre corps, nos aises, notre bien matériel se détruisent si nous négligeons nos devoirs spirituels au profit du matériel et le Seigneur nous le fait parfois sentir pour nous le rappeler. La parabole de l’évangile de l’insensé qui ne pensait qu’à agrandir ses greniers et à qui Dieu redemande son âme la même nuit, nous le montre clairement, et les exemples dans l’histoire de l’Église et la vie des saints ne manquent pas.

Je pourrais vous berner, comme les faux prophètes, dont parle l’Écriture, qui ne prophétisaient que paix et sécurité, mais il est écrit : «Et toi, fils de l’homme, je t’ai établi comme sentinelle sur la maison d’Israël. Tu dois écouter la parole qui sort de ma bouche, et les avertir de ma part.» (Ez 3,7)

Quoi dire de plus ? «Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende !» (Mc 7,16)

a. Cassien

http://orthodoxievco.blogspot.com/