Gavrilia Papayanni (I)

GERONDISSA GAVRILIA  (1897-1992)

Une longue vie (un peu moins d’un siècle), remplie de dynamisme et d’amour au service du prochain, c’est une autre mère Theresa mais grecque cette fois-ci. Elle a passé son existence à passer d’une ville à l’autre, d’un pays à l’autre, d’un continent  à l’autre. Elle n’a jamais arrêté l’action, n’a jamais ressenti la fatigue car « celui qui aime ne se fatigue pas » d’après ce qu’elle avait l’habitude de dire. Elle a été physiothérapeute, elle soignait les problèmes dans les jambes, elle a été une conseillère puis une mère spirituelle.

Elle ne s’est jamais sentie étrangère dans un pays dont elle ignorait la langue et qu’elle ne connaissait pas du tout, elle voyageait à travers le globe sans jamais avoir d’argent sur elle, et pourtant elle n’a jamais manqué de nourriture ou d’un endroit pour dormir. Elle ne se souciait pas de la chaleur ou du froid, elle était sans soucis, selon les conseils de l’Apôtre. Comme les oiseaux du ciel, elle comptait sur Dieu qui lui donnait sa nourriture. Il ne l’a jamais laissé manquer de rien. Elle s’est appuyée sur le Seigneur qui la conduisait d’un endroit à l’autre. Elle ne se plaignait pas et ne disait pas non. Elle disait d’elle-même « qu’elle n’existait pas ». Seul le Christ vivait en elle et elle L’a transmis aux autres partout où elle se trouvait.

Lorsqu’elle arrivait dans un lieu elle ressentait de la joie qu’elle communiquait à son entourage. Elle aimait tout le monde et tous l’ont aimée. Elle n’hésitait jamais à aider.  Que de gens ont trouvé auprès d’elle la consolation, des conseils judicieux, et ont ainsi retrouvé la joie et l’espoir .Elle soignait sans contrepartie semblable aux saints anargyres. [Un anargyre était un médecin, un saint qui soignait gratuitement les malades. Il est qualifié de saint anargyre (sans argent)] Dans sa vie elle était l’exemple même du chrétien qui s’oublie pour se donner aux autres qui sont crées à l’image de Dieu.

Gavrilia Papayanni est née le 5 octobre 1897 à Constantinople. Elle était la cadette d’une famille composée des parents et de 3 sœurs plus un frère. Elle était une jeune fille brillante, très sociale. Un lien affectif très fort l’unissait à sa maman, parfois elle faisait semblant d’être malade pour ne pas partir à l’école et rester ainsi auprès de sa maman. En plus des études scolaires proprement dites, elle a pris des cours particuliers de français et d’anglais ainsi que  de piano.  Elle était une très bonne élève et elle lisait beaucoup, notamment les grands écrivains grecs. Elle aimait aussi la géographie, plus tard elle a raconté qu’elle aimait voyager en imagination lorsqu’elle regardait les cartes. Finalement son rêve se réalisa puisqu’elle a voyagé autour du monde accompagnée du Christ.

Un de ses maîtres lui dit une foi qu’elle n’avait pas beaucoup de personnalité parce qu’elle ne fait pas de différence dans son amour des autres car elle aime aussi bien les bons que les méchants. Bien plus tard, une de ses amies lui demanda : « D’où tires-tu tout cet amour que tu donnes au monde entier ? »  Elle lui répondit : « C’est parce-que je me sens comme l’enfant de Dieu aimée par Lui. De plus, étant la plus petite à la maison, ma famille m’a beaucoup aimée, mon père et ma mère, mon frère et mes sœurs m’aiment beaucoup, alors grâce à leur amour et à leur exemple, j’ai appris moi-même à aimer… ».

 

 

( à suivre)

Source : Bulletin numéro 29 daté du 8 novembre 2007 du monastère Mar Mikhael -Nahr Baskinta- Liban.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *