Pour les anglophones, sinon activer la traduction automatique.
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Nous avons été créés par notre Créateur pour la vie éternelle, nous y sommes appelés par le Verbe de Dieu, et nous sommes renouvelés par le saint Baptême. Et le Christ, le Fils de Dieu, est venu en ce monde pour cela, afin de nous appeler et de nous emmener, et Il est l’unique nécessaire. Pour cette raison, notre tout premier souci et notre principal effort devrait être de Le recevoir. Sans cela, tout est comme rien, quand bien même vous auriez le monde entier en votre possession.
Saint Tikhon de Zadonsk
http://stmaterne.blogspot.com/2010/
Paroisse orthodoxe de la sainte Transfiguration
Numéro 68, septembre 2021
La sainte Croix
Le Seigneur nous a enseigné que dans l’Église et le royaume chrétien,
le roi n’est pas celui qui soumet les autres par la force pour les con-
contraindre à une servitude inconditionnelle d’esclave, mais celui qui
sert les autres et donne sa vie pour autrui.
D’ailleurs, Saint Jean Chrysostome enseigne que si diriger un peuple est à la portée de chacun, seul le roi peut donner sa vie pour son peuple parce qu’il s’identifie tellement à lui, qu’il n’a pas d’existence propre, il n’a pas d’autre
but que de servir son peuple par toute sa vie et si possible par sa mort.
à comprendre avec une force et une profondeur nouvelle ce que signifie la dignité de roi et le sacerdoce de Notre Seigneur Jésus Christ :
ils signifient un amour si total et si parfait que le Christ s’oublie lui–
même totalement. II s’oublie et s’identifie à nous au point d’accepter,
dans son humanité, de perdre son sentiment d’unité avec Dieu, avec
la source de la vie éternelle et avec la vie éternelle présente en lui–
même, pour s’unir avec notre condition de mortels. Un tel amour fait
du Seigneur Jésus Christ notre roi ; devant une telle royauté, « tout
genou fléchit » (Phil. 2,10). Et c’est grâce à cela qu’il peut être premier prêtre de toute la création. Les grands prêtres du monde païen et d’Israël accomplissaient des sacrifices avec lesquels ils ne s’identifiaient qu’au sens figuré, symboliquement, rituellement.
Le Seigneur Jésus Christ s’est apporté lui–même en sacrifice sanglant, bien qu’il
n’y ait rien eu en lui qui lui fasse mériter la mort qu’il a appelée sur lui
–même. Ne dit–il pas dans sa prière de grand prêtre, en présence de
ses disciples et en communion avec eux : « il vient, le prince du
monde ; sur moi il n’a aucun pouvoir»…(Jn 14,30) En Christ, il n’y a
rien qui ne soit du domaine de la mort et du péché. Et il dit à son
Père : Je me sanctifie pour eux, en sacrifice sacré pour mon peuple…
Grand–prêtre, en prenant sur lui le supplice, il libère toutes les autres
créatures de l’horreur du sacrifice sanglant, mais en même temps il
nous révèle l’amour sans limites, l’amour sans fond de Dieu, qu’autre-
ment nous n’aurions pu concevoir : la vie acceptant d’être dissoute, la
lumière acceptant d’être éteinte, l’éternité acceptant de mourir de la
mort du monde déchu…
C’est pourquoi le Verbe de Dieu peut nous parler comme un prophète. Prophète, non pas dans le sens de quelqu’un qui prédirait l’avenir, mais de quelqu’un qui parle de Dieu. Un des livres de l’Ancien Testament dit que le prophète est celui avec lequel Dieu partage ses pensées. Le Christ, non seulement peut parler de la part de Dieu, mais incarner dans ses actes, dans sa vie et sa mort l’amour parfait, offert, donné.
Voilà pourquoi la vénération de la Croix est une merveille dans l’expérience de l’Église. Nous ne serons jamais capables de connaître par
expérience ce que signifiait pour le Christ mourir sur la croix, et
même notre propre mort ne nous aidera pas à comprendre ce qu’a
été la mort pour lui : comment l’immortalité peut–elle mourir ?
Toutefois nous pouvons apprendre, en nous efforçant, avec une audace sans réserve, de communier le plus profondément, le plus parfaitement possible, à l’enseignement et aux voies du Christ, à aimer
d’un amour qui se rapproche de plus en plus de l’amour divin et, à
travers lui, à connaître la façon par laquelle la mort en tant qu’oubli
de soi, total et parfait, s’unit avec la victoire de l’amour, la résurrection et la vie éternelle. Amen.
25 mars 1984
Mgr Antoine BLOOM, Homélies pour chaque
dimanche, Ed. Sophia, 2018, Pages 203–208
Divine Liturgie
Eglise ouverte, 50 personnes max.
Dimanche 5 : Pardonner du fond du cœur
Evangile : Mat. 18/23–35, Epitre ; I Cor. 9/2–12
Dimanche 12 : Nativité de la sainte Mère de Dieu
Evangile : Jean 3/13–17, Epitre ; Gal. 6/1–18
Dimanche 19 : Exaltation de la sainte Croix
Evangile : Marc 8/34 – 9/1, Epitre ; Gal. 2/16–20
Dimanche 26 : Dormition de saint Jean le Théologien
Evangile : Jean 19/25–27 ; 21/24–25 ; Epitre : I Jean 4/12–19
Eglise orthodoxe de la
Sainte Transfiguration
Grande–Rivière N–O
Ile Maurice
(derrière le garage Bala)
Divine Liturgie
Chaque dimanche à 9h30
Site WEB:
http://orthodoxchurchmauritius.org
Père Athanasios, tel.: 57 33 32 53
E–mail: p.athanasios@myt.mu
Père Ian, tel.: 52 57 90 53
E–mail: fr.ian@antiochian.org.nz
Sur notre autonomie et notre capacité à rejeter la volonté de Dieu
Selon saint Grégoire Palamas, Dieu nous a donné la seigneurie sur toute la terre en raison de notre capacité de souveraineté. Avec cette souveraineté vient la responsabilité d’être de bons intendants de ce que Dieu nous a confié. Saint Grégoire a écrit : « Il y a dans la nature de notre âme une faculté gouvernante et dirigeante, et il y a aussi ce qui est naturellement soumis et obéissant, à savoir, la volonté, l’appétit, la perception sensorielle, et en général tout ce qui est consécutif à l’intellect et qui a été créé par Dieu avec l’intellect. » Notre nature déchue nous a également donné la capacité de rejeter la volonté de Dieu et d’abuser de notre souveraineté, refusant d’utiliser notre liberté d’une manière agréable à Dieu. Nous abusons de nourriture et de boissons, surpâturons nos terres, détruisons nos forêts tropicales, nous saturons nos océans et notre atmosphère avec des carburants à base de carbone, nous bétonnons nos terres agricoles productrices de nourriture et nous versons des produits chimiques et autres polluants dans nos rivières et ruisseaux. Comme si cela ne suffisait pas, nous gaspillons nos facultés mentales avec des heures interminables devant nos ordinateurs, téléviseurs et ipods. En tant que créatures qui ont été créées pour communier avec Dieu, nous perdons notre temps dans des poursuites insensées, accordant peu d’attention aux choses qui sont spirituelles et d’une valeur éternelle. Nous luttons non seulement contre le Dieu qui règne sur tout, mais aussi contre la faculté d’être de bons intendants qui est propre à notre nature. Avec amour en Christ, Abbé Tryphon
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