Sur la repentance

La repentance : un renouveau permanent en Christ ! (1re partie)

La repentance n’est pas un événement unique et isolé. C’est un renouvellement constant de l’engagement baptismal, une mort au monde et une renaissance pour vivre en Christ. Comme le texte l’exprime si bien : « C’est un processus continu de reconnaissance du péché, de contrition et de conversion, par la grâce du Christ, en une vie vertueuse. »

Saint Isaac le Syrien nous rappelle avec force : « Cette vie vous a été donnée pour la repentance ; ne la gaspillez pas en vaines poursuites. » La repentance est un don divin qui détourne notre attention des distractions terrestres pour la tourner vers l’éternité, et qui fait naître en nous un désir sincère et profond de Dieu.

Saint Tikhon, évêque de Zadonsk, enseigne qu’il ne faut jamais négliger le Christ ni son appel : « Le Christ, le Seigneur, appelle chacun à la repentance, mais celui qui ne se repent pas et n’accomplit pas d’actes de repentance n’a pas écouté le Christ et, bien qu’appelé à la repentance par lui, ne lui a pas obéi. Dès lors, le Christ et son Évangile sont inutiles à une telle personne. »

Le métropolite Néophyte de Morphou souligne l’importance vitale du repentir à notre époque : « Il y a de nombreux maux et troubles à travers le monde. Des catastrophes, et pas seulement des guerres, dans de nombreuses régions, et de nombreux désastres naturels ; et tout cela est bien sûr dû à nos péchés. Mais il existe aussi un scénario où moins de malheurs se produiront, car il y aura encore des personnes repentantes sur cette terre. Il est évident pour tous, en Grèce comme à Chypre, que nous vivons une période de grande agitation mondiale… Une situation dans laquelle nos pays (la Grèce et Chypre) sont touchés géopolitiquement, économiquement, énergétiquement, etc. Et il est naturel de s’attendre à ce que le Moyen-Orient connaisse des changements qui affecteront nos intérêts en matière de souveraineté nationale. Il est clair que la Grèce et Chypre se dirigent vers un avenir incertain. Ce n’est pas un hasard si saint Porphyre est récemment apparu à un professeur, par l’intermédiaire duquel il nous a dit que nous sommes vraiment seuls et que nous n’avons d’autre véritable allié que l’aide de nos saints et de la Mère de Dieu.  De plus, frère Ephraïm d’Arizona, décédé récemment (2019) dans le Seigneur, nous a dit que la Grèce a tourné le dos au Christ et qu’elle est plongée dans sa propre fange. Face à cela, que devons-nous tous faire, le clergé, le peuple et la classe politique, afin de minimiser le mal qui semble s’abattre sur nous ? Y a-t-il un espoir, en l’absence de véritable repentance, qu’une petite partie du peuple et du clergé puisse infléchir les décisions de Dieu ? Ne serait-il pas nécessaire de lancer une campagne nationale de repentance et de prière, qui influencerait positivement l’avenir de notre pays ?

Alors… La question est : « Y a-t-il un espoir, en l’absence de véritable repentance, qu’une petite partie du peuple et du clergé puisse infléchir les décisions de Dieu ?»

Bien sûr qu’il y a de l’espoir ! Et un espoir immense ! Car le Christ existe, il y a le Saint-Esprit, Dieu le Père ; la Sainte Trinité ! Seigneur, ayez pitié ! Après tout, nous savons qui sera victorieux. L’Apocalypse nous le dit ; c’est le dernier livre du Nouveau Testament. C’est le Christ ! « Je suis venu pour vaincre, et je vaincrai ! » Tous les autres événements ne sont que des faits historiques : guerres, tremblements de terre, catastrophes naturelles, épidémies, maladies, morts, chutes. Tout cela est passager. Que voulons-nous ? Que notre génération soit épargnée par les épreuves et les tentations ? Sans épreuves, comment nous sanctifier ? « Car il faut qu’il y ait parmi vous des hérésies, afin que ceux qui sont dignes d’approbation soient reconnus. » (1 Corinthiens 11, 19) « Il n’y a pas de véritable repentance… » Il y a pourtant encore un peu de repentance. Je suis croyant. Je vois beaucoup de gens, surtout des jeunes, qui se confessent et pleurent à chaudes larmes. Ces derniers jours, j’ai confessé un garçon à qui je donnais sans cesse des mouchoirs. Quelles larmes ! C’est ainsi que sainte Marie d’Égypte a dû se confesser.  J’avais honte. Je me suis dit que je n’avais jamais vu de telles larmes. Et je me suis dit : voilà pourquoi il est nécessaire que tous les hiérarques fassent parfois des confessions ; afin d’être touchés par les larmes de ceux qui confessent humblement. Quand je vois dans l’Ancien Testament qu’il est question de la destruction de Sodome par Dieu, et qu’Abraham demande à Dieu : « Seigneur, si tu trouves 25 justes à Sodome, les sauveras-tu ? » « Je les sauverai ! » « Et s’il n’y en a que 20 au lieu de 25 ? » « Je les sauverai ! » « Et s’il n’y en a que 15 au lieu de 20 ? » « Je les sauverai ! » « Et s’il n’y en a que 10 ? » « Bien sûr, je les sauverai ! » « Et si tu n’en trouves que 5 ? » « Même pour 5, je les sauverai ! » Et il est dit qu’Abraham fut émerveillé en lui-même en voyant combien la miséricorde de Dieu était grande, et il se dit : « Mais quel peuple misérable nous sommes ! » Même pas 5 ?!  Savez-vous comment les Pères de l’Église interprètent ces quelques versets de l’Ancien Testament ? S’il n’y en avait que deux, les sauverait-il ? Oui, il les sauverait ! Car il est dit : « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux. » (Matthieu 18, 20).

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