Une histoire bien ancienne…

Cela se passait à Constantinople, il y a sans doute 1000 ans.

Un Père qui s’était rendu à Constantinople pour une affaire m’a raconté ceci:
pendant que j’étais à l’église, un honorable homme selon les critères de ce monde mais qui est également un amoureux du Christ entra dans l’église et lorsqu’il me vit commença à me poser des questions sur le salut. Je lui ai répondu en disant que la vie dans le royaume Céleste est accordée à ceux dont la vie sur Terre est à l’image (dans la mesure où cela est possible) de cette Vie Céleste.
« Vous avez bien parlé, Père » me dit-il. « Bénis soit celui qui met son espoir en Dieu et qui s’offre à Lui ». Je suis le fils d’une personne qui est très bien vue selon les critères de ce monde. Mon père avait beaucoup de compassion et distribuait de larges sommes d’argent aux pauvres. Un jour il m’appela, me montra tout son argent et me demanda: « Mon fils, que préfères-tu? Tu préfères que je te laisse cet argent ou bien que je te confie au Christ comme ton Protecteur? » J’ai aussitôt saisi où il voulait en venir et je lui ai dit que je préfère le Christ puisque toute possession matérielle ici-bas aujourd’hui peut disparaître le lendemain alors que le Christ demeure à jamais. A partir de cet instant il a donné son argent aux pauvres sans compter de sorte qu’au moment de son décès il ne restait plus que très peu. J’étais devenu un homme pauvre mettant mon espoir en Dieu en qui il m’a confié.
Mais il y avait un autre homme très riche qui faisait partie de l’élite de la ville et dont l’épouse aimait le Christ et avait la crainte de Dieu. Ils n’avaient qu’une seule fille, leur enfant unique. Et l’épouse disait au mari: nous n’avons que cette fille et le Seigneur nous a accordé tellement de biens matériels. De quoi manque-t-elle? Si nous la donnons en mariage à quelqu’un de notre rang social mais dont la vie n’est pas digne, ce sera une source de peines continuelles pour notre fille. Donnons-là plutôt à quelqu’un de rang social moins élevé mais craignant Dieu,ainsi il l’aimera et la chérira selon les saints commandements du Seigneur.
Son époux lui dit alors: cet avis est judicieux. Va à l’église et prie avec ferveur. Tiens-toi là et le premier qui entrera alors à l’église sera celui que le Seigneur nous envoie.
C’est ce qu’elle fit. Elle pria et attendit. Et c’est à ce moment là que j’entrais dans l’église. Elle m’a aussitôt appelé et m’a demandé d’où je venais. Je lui ai expliqué que j’étais natif de Constantinople, le fils d’un tel etc. Alors elle dit: C’est celui qui était tellement généreux envers les pauvres! Est-ce que vous avez une épouse? Je lui ai répondu que non et je lui ai raconté ce que mon père m’avait dit et ce que je lui avais répondu.
Elle glorifia alors le Seigneur et me dit: Ecoute bien, le Bon Protecteur que tu t’es choisi t’a accordé une fiancée, riche de surcroît, de sorte que tous les deux vous soyez joyeux dans la crainte de Dieu. Ainsi je prie afin que je suive les traces de mon père jusqu’à la fin de mes jours…

Source: Orthodox Heritage. Vol.09,Issue 03-04. Par: John Moschos « Le près spirituel ».

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