L’intellect, le cœur et les sentiments

Une fois qu’on a pris conscience de ce qu’est vraiment l’essence de la vie chrétienne et quand on a découvert qu’il s’agit de quelque-chose qu’on ne possède pas encore, l’intellect se met à l’œuvre dans l’espoir de l’acquérir. On se met à lire, à réfléchir et à parler. On en vient à réaliser que la vie chrétienne dépend de l’union avec le Seigneur. Mais tant qu’on réfléchit à cette vérité seulement avec son intelligence, elle demeure loin du cœur et n’est aucunement « sentie ». Et de ce fait, rien ne porte de fruit.

Théophane le Reclus (dans L’art de la prière de l’Higoumène Chariton de Valaam. Spiritualité Orientale n°18. Abbaye de Bellefontaine).

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