Une parole de Saint Ephrem le Syrien

La vie et le temps marchent ensemble et du même pas; tous deux se hâtent, tous deux ne sont bientôt plus. En vain tu tenterais de les retenir. Quand le soleil s’arrêtera dans les cieux, quand la lune ne présentera plus à sa lumière ses différents aspects, c’est alors que les flots qui t’emportaient cesseront de couler. L’ombre va t’apprendre encore combien la vie fuit rapidement. Mets-toi en opposition avec le soleil, trace une ligne; vois l’ombre que ton corps projette, sans cesse elle se déplace, elle décroît ou s’allonge, elle ne reste jamais au même point. Eh bien ! le même mouvement t’entraîne, ta vie court à la mort avec la même rapidité.
– Saint Ephrem le Syrien

Une parole de saint Isaac le Syrien

fond de la riviereTant que tu as des doigts, signe-toi dans la prière avant la venue de la mort. Tant que tu as des yeux , emplis-les de larmes jusqu’au moment où la cendre les recouvrira. A peine le vent a-t-il soufflé sur la rose, on la voit se flétrir; pareillement, si à l’intérieur de toi on pouvait souffler sur l’un des éléments qui te composent, tu cesserais de vivre. Homme pénètre-toi de cette vérité que la mort est ton destin.

 

Prière à lire pendant la pandémie actuelle

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L’higoumène Parthenios du monastère Saint-Paul du Mont Athos a parlé un jour au réfectoire d’une prière contre le coronavirus qu’il lit à la fin de sa règle de prière.

Le staretz Parthenios, un des guides spirituels les plus respectés sur la Sainte Montagne de l’Athos aujourd’hui, a noté que si les Athonites ont la possibilité de servir la Divine Liturgie et de participer au Corps et au Sang du Christ, beaucoup d’autres n’ont pas cette chance, et sont « en train de gémir et de souffrir. »

« Après tout, le Seigneur a arrangé des choses, et nous ne pouvons pas comprendre tout ce qui nous arrive », remarque-t-il. Mais il est important que nous « demandions au Seigneur et à Notre-Souveraine la Génitrice de Dieu de nous accorder de bien vivre en cette année. »

Même si nous ne comprenons pas tout, Dieu arrange tout pour notre salut, enseigne le staretz Parthenios. Nous devons prier pour que « ce mal, cette tempête, cette maladie nous évite. »

Le staretz a reçu une prière écrite par un certain évêque Joël,  » homme  de vie sainte », contre le virus. « J’ai mis la main dessus aussi et je m’en suis fait une copie », dit le staretz. Lorsque j’ai terminé ma règle de prière, je récite cette prière: « Mon Christ, Mère de Dieu, protégez-nous ; aidez-nous ! C’est là que se trouve notre espoir ».

Voici la prière de l’évêque Joël :

Prière à la lumière de la pandémie de coronavirus

du +Métropolite Joël d’Edesse

Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu, médecin en chef de nos âmes et de nos corps : Qui t’es fait homme pour nous, afin de guérir la grande blessure qu’est l’humanité ; Toi Qui n’as pas rejeté les dix lépreux qui souffraient d’une maladie incurable, mais les as purifiés par Ta grâce salvatrice ; Qui, étant Dieu-Homme, as passé Tes jours sur cette terre à soigner et à guérir tous ceux qui étaient malades et souffraient ; Qui as soigné et rétabli à la santé les paralytiques, les aveugles, ceux qui avaient commis de graves péchés, ceux qui étaient possédés par des démons et doublement affligés par les passions, tant dans la chair que dans l’esprit, maintenant accepte aimablement notre supplication, et par Ta grâce expulse ce virus mortel qui porte la forme d’une couronne — et qui nous a instillé la peur et a même causé la mort parmi ceux qui sont malades et souffrent injustement.

Et si, en raison de nos nombreux péchés, Tu as permis que cette épreuve se produise, nous Te supplions d’être miséricordieux, afin que Tu puisses éloigner cette maladie de nous et du monde entier.

Mais, si Tu as permis ceci comme une épreuve de foi, mets néanmoins fin au malaise des malades qui a résulté de cette épidémie.

Cependant, si cette maladie s’est répandue à cause de la méchanceté de l’Adversaire ou de l’indifférence de personnes inconsidérées, éteins sa puissance, car Tu es Dieu Tout-Puissant.

Protège les jeunes gens, préserve ceux qui sont tombés malades et guéris les personnes âgées qui ont été infectées par ce maudit virus. Purifie-nous aussi des troubles du cœur et, au lieu de cela, accorde-nous la santé, la consolation et le progrès par les intercessions de notre Souveraine la Mère de Dieu et de tous Tes saints. Amen.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d’après

ORTHOCHRISTIAN

Saint Porphyre et les prophéties

Saint Porphyre : Je n’aime pas faire des prophéties

SOURCE: Mystagogy

À une époque où de plus en plus de gens ressentent le besoin, en raison de la crise profonde qui touche l’humanité, de faire face aux événements eschatologiques tels que décrits dans l’Apocalypse de Saint Jean le Théologien, ainsi qu’à ces choses révélées par la grâce de Dieu -aux prophètes , les Pères de l’Église et les saints contemporains comme saint Paissios (1924-1994) – nous devons particulièrement prêter attention à ce qu’a dit saint Porphyrios le Kavsokalyvite (1906-1991), et comprendre pourquoi un si grand saint de notre temps, tout en sachant avec précision et en détail tout ce que nous vivons et l’origine des évènements qui arrivent , a évité d’en parler. Cela doit surtout nous interroger sur la raison pour laquelle l’Ancien n’a pas du tout parlé de ce qui doit arriver, mais a seulement révélé ce qui était nécessaire pour certaines personnes.

L’idée centrale de saint Porphyrios est que les gens ont besoin de se raffermir et de grandir dans l’amour envers leur Créateur, non par peur des choses à venir, mais par une relation altruiste, comme un père affectueux envers son enfant. C’est parce que l’unité qui a été le plus grand héritage du Christ à ses apôtres, peut être assurée lorsque l’enfant est uni à son Père principalement par amour et non par peur. Saint Porphyrios a bien comparé les temps dans lesquels nous vivons aux années juste avant la venue de Jésus. Qu’est-ce qu’il y avait alors? Une «paix» romaine dans la puissance et l’idolâtrie, et un sacerdoce aliéné par la passion du pouvoir qui était hypocrite sans être bénéfique, mais éloignait plutôt le peuple de Dieu. Et finalement il y avait une petite portion de gens purs et bons. Tout cela décrit en détail ce qui se passe aujourd’hui, et la répétition de cela à notre époque devrait probablement nous inquiéter fortement. Avant le Christ, il existait des prophéties sur sa venue ainsi que des avertissements pour la repentance au peuple de Dieu, comme dans le cas de Jonas et de Ninive.

Cependant, ces prophéties ont été envoyées par Dieu pour ces quelques personnes bonnes et pures de chaque époque, comme déjà souligné, parce qu’elles avaient la bonne disposition de recevoir les messages et savaient bien agir. Saint Porphyrios a agi dans cet esprit, appelant les gens à s’approcher du Christ avec amour et non pas par peur d’événements terribles. Il savait mais il n’a pas fait de révélations. Il parlait laconiquement et comme en code, comprenant qu’à notre époque, il y avait un grand fossé entre la spiritualité des gens sur le mont Athos et le monde extérieur. Pour cette raison, il a envoyé une personne pour avertir saint Paissios de cesser de parler de l’Antéchrist, de la marque de la bête , des guerres imminentes, etc. Non pas parce que ce qui a été informé à saint Paissios par illumination divine était faux, mais parce que la mesure spirituelle du monde est à un niveau tel que la peur n’a aucun effet pratique et que la seule approche nécessaire est l’amour pour le Christ. Car si l’homme aime Dieu, alors Dieu, quand les gens changent, modifie le cours de l’histoire. La même chose s’est produite avec la destruction imminente de Ninive.

L’ Ancien Porphyrios, lors de ses derniers jours, a souligné la dégradation morale et la misère dans lesquelles nous nous trouvons en tant que personnes, et a demandé à ses enfants spirituels de se référer au verset dans l’Ancien Testament qui dit: «Un individu se saisira de son frère dans la maison paternelle, en disant : « Tu as un manteau : tu seras notre chef ! Ce pays en ruines, gouverne-le !  « (Is. 3: 6). Dans ce verset, on nous décrit clairement la situation actuelle. Les mêmes situations de «l’ancien Israël» et du «nouvel Israël» avec les mêmes symptômes. Le «vieil Israël» a perdu son unité avec Dieu et le «nouvel Israël» a perdu exactement ce chemin de l’unité avec le Christ. Ce chemin d’unité avec le Christ était le grand désir de l’Ancien et c’est vers ce chemin qu’il s’est donné jusqu’à son dernier souffle. La prière sacerdotale du Christ, «afin que tous soient un», était ce à quoi l’Ancien se consacrait au point qu’il vivait et qu’il dormait avec cette prière sur ses lèvres. Parce qu’il savait que lorsque l’humanité s’unit avec le Christ, alors elle n’a pas à craindre ni les guerres ni l’Antéchrist. En revanche, aujourd’hui, nous observons le mal et nous considérons ces choses qui arrivent comme un mal inévitable. Et nous perdons de vue ce qui fait toute l’essence.

Les guerres, les calamités et les événements à venir sont le remède ultime à l’apostasie humaine, c’est pourquoi saint Porphyrios disait: « L’Apocalypse a été écrite pour que cela ne se produise pas ». L’Apocalypse a pour but d’alerter, et le moyen de l’éviter est de se mettre au service de l’unité que le Christ nous a laissée en héritage. C’est le traitement thérapeutique des malades, car si la maladie progresse, les événements de l’Apocalypse seront l’amputation décidée par le médecin lors du développement de la gangrène. L’Ancien disait: « Notre époque est comme celle du temps du Christ. Le monde avait atteint un état terrible. Mais Dieu nous a épargnés. Et maintenant nous ne devons pas désespérer. Je vois à travers la calamité apparaître une personne très importante de Dieu, qui ralliera et unira le monde pour de bon. « 

Ce fut l’une des rares occasions où l’Ancien a parlé de ce que nous vivons et de ce qui doit venir. Il a souligné que la justice de Dieu est en train de changer et que notre situation est misérable. Mais il a vu que la miséricorde de Dieu visiterait à nouveau l’humanité. Saint Paissios a dit la même chose lorsque les visiteurs l’ont approché avec une anxiété évidente au sujet des événements à venir et quand on lui a demandé quand la colère de Dieu allait se manifester. Il disait: « Nous devons demander que sa miséricorde vienne, pas sa colère. » C’est ce dont l’humanité a besoin et c’est ainsi que nous devons aborder ce que les saints nous ont dit. Ce qui a été prophétisé à notre époque est pour ceux qui, comme avant le temps du Christ, ont la bonne volonté d’oeuvrer pour s’unir en Christ. Les tabloïds, la presse, les médias électroniques traitent systématiquement de ce qu’ont dit saint Paissios et d’autres anciens contemporains. Je ne sais pas s’ils le font pour la publicité, le commerce, etc. Mais il faut réfléchir. Il faut penser à chercher la substance dans tout cela. En 2009, lors d’une visite en Russie, dans le cadre de la publication des lettres du premier souverain de Grèce, Ioannis Kapodistrias, nous avons rencontré des hauts fonctionnaires de la Fédération de Russie. Avec surprise, j’ai entendu une question qui concerne tout ce qui précède. On m’a demandé: « Père George, les pères du Mont Athos disent qu’il y aura une guerre entre la Russie et la Turquie pour Constantinople. Que dites-vous de cela? » J’ ai répondu sans réfléchir, de la manière que je crois que saint Porphyrios répondrait: « Saint Cosmas d’Etolie (1714-1779), qui est un grand saint de l’orthodoxie, a déclaré: » Ils essaieront de le résoudre avec la plume, mais ne le pourront pas. 99 fois avec la guerre et une fois avec la plume.  » Cependant, nous, nous sommes avec la plume », ai-je dit. Les Grecs, je crois, ont eu la bénédiction d’avoir eu comme envoyé par Dieu une personnalité révélatrice comme saint Porphyrios pour nous montrer le chemin et la voie pour éviter les calamités et les difficultés. C’est à nous de gérer l’héritage qu’il nous a laissé et de ne pas attendre que le navire entre en collision avec l’iceberg. Si chacun de nous agit seul et coupé du Christ, il est certain que nous allons nous comporter comme ce que dit le Saint : « Il peut cependant, selon le plan de Dieu, qu’il advienne ceci; (les grandes épreuves) arrivent pour que les gens puissent prendre conscience , qu’ils voient le chaos se dérouler devant eux, et de dire alors: « Oh, nous tombons dans le chaos, nous sommes perdus. Que tout le monde rebrousse chemin, que tout le monde revienne, retourne (à ses sens) ,car nous avons été trompés. » Et alors ils retourneront à nouveau sur le chemin de Dieu et la foi orthodoxe brillera.  » Les derniers jours de saint Porphyrios ont été les plus révélateurs pour ses enfants spirituels et pour toute l’humanité. L’Ancien nous a rassemblés dans sa cellule et nous a dit: « Je n’aime pas prophétiser, mais je vais vous dire une prophétie. » L’Ancien nous a parlé de ce qui se passera en Grèce et de son avenir. C’était révélateur pour l’avenir de la Grèce. Tous ces éléments ont maintenant commencé à se réaliser. Aujourd’hui, nous vivons tout ce qu’il nous a dit et cela se déroule avec exactitude. La plus grande révélation de Dieu a été la dernière nuit de sa vie, quand pendant une demi-heure il a prié la prière sacerdotale de Jésus: « Que tous soient un ». Le même Saint-Esprit a prié au sein de saint Porphyrios pour l’unité en Christ de tous les chrétiens et pour toute l’humanité, afin que les souffrances de l’Apocalypse ne viennent pas. Cette prière est le plus grand héritage du Christ à l’humanité. Que l’unité de l’humanité avec Dieu se matérialise. Cet héritage aujourd’hui, 21 ans après le repos de l’Ancien Porphyrios, reste vivant et est représenté dans une icône: la Panagia «Que tous soient un» , une icône prophétique et eschatologique que toute la chrétienté connaît. Nous, ses enfants, servons aujourd’hui cet héritage et espérons en lui. Hiéromoine George Kaufsokalyvites

Traduction par John Sanidopoulos le 12 novembre 2012

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