Les fleurs et les fruits

 

Un ancien a dit : Si l’âme n’a que des paroles et pas d’œuvres, elle est semblable à l’arbre qui porte des fleurs, mais pas de fruits ».

Admirable vieillard qui a en peu de mots si bien expliqué la vie spirituelle ! Car les fleurs ne trompent que les yeux : si tu t’en éloignes tu les oublies, alors que le fruit de l’arbre rassasie l’homme et lui donne des forces pour soutenir sa vie. Ainsi, les paroles de ceux qui témoignent par leurs œuvres agissent sur le cœur comme un baume sur une blessure ; en revanche les paroles de ceux qui témoignent parce qu’ils ont étudié ne proviennent que de leur intelligence. L’eau et le vinaigre ont beau avoir la même couleur, le palais fait la différence !

Staretz Michel de Valaam . Lettre du 6 février 1955.

Pour un brève biographie du Staretz Michel de Valaam voir: https://orthodoxologie.blogspot.com/2010/09/staretz-michel-de-valaam.html

L’Eglise comme hôpital ou comme hospice

Hôpital ou hospice ?
Guérison spirituelle ou contrôle de la douleur spirituelle ?

Puisque l’Église est l’hôpital de l’âme, il est important que nous tirions pleinement parti de toutes les ressources de guérison que l’on trouve dans l’Église. La confession est le commencement le plus important pour que ce processus de guérison commence. La grâce conférée lors d’une bonne confession ouvre grand les portes de la grâce de Dieu et nous permet d’entamer notre voyage intérieur vers la réconciliation.
La communion fréquente aux saints mystères du corps et du sang du Christ nous communique la grâce nécessaire à la guérison de l’âme et libère l’âme du fardeau qui vient du péché qui nous alourdit.
Garder scrupuleusement les règles de prière, selon les instructions de notre prêtre ou de notre père spirituel, contribue également au processus de guérison.

La lecture de livres édifiants spirituellement, ainsi que celles de la vie des saints, contribue grandement à la transformation qui peut être la nôtre si nous prenons notre foi au sérieux. De plus, les règles de jeûne de l’Église sont conçues pour nous aider à retrouver notre intégrité et à poursuivre le processus de guérison qui a commencé lorsque nous nous sommes engagés pour la première fois à vivre une vie en Christ.
Si nous ne parvenons pas à suivre ces pratiques spirituelles qui ont fait leurs preuves et qui ont pour but la guérison du corps et de l’âme, nous ne trouverons pas la guérison qui nous est disponible. Au lieu de cela, nous nous allons nous trouver dans la situation qui consiste à traiter l’Église comme si elle était simplement un hospice où nous obtenons une solution rapide à la douleur et au péché qui nous empêchent de devenir complets, et où nous obtenons des résultats qui sont à court terme et qui ne font que cacher le péché et la maladie qui gouvernent nos vies.
C’est à nous de décider si nous allons permettre à l’Église d’être un hôpital prodiguant la guérison, ou tout simplement un hospice masquant la douleur et le péché. Le choix nous appartient et c’est un choix qui ne devrait pas être différé, de peur que l’heure ne vienne où nous serons appelés à rendre des comptes devant le trône de Dieu et que nous nous tenons devant lui avec un cœur non guéri.

Avec L’amour du Christ,
Abbé Tryphon

Source : https://www.facebook.com/Abbot-Tryphon-1395030584153681/

Une parole du P. Sophrony

Souvent Dieu ne répond pas à nos prières. Il reste silencieux. Son silence pour beaucoup est une indication qu’il « n’y a pas de Dieu ».
Mais si nous pouvons réfléchir et considérer dans quelle position nous plaçons Dieu au milieu de nos passions, nous comprendrions pourquoi Dieu n’a pas d’autre moyen que de rester silencieux. Nous Lui demandons de prendre parti en faveur de nos iniquités. Mais Lui ne nous accuse pas explicitement, Il nous laisse prendre nos mauvais chemins et récolter les fruits de nos propres péchés. Toutefois si nous nous tournons vers Lui avec repentance, Il arrive bientôt, et plus vite que prévu. – Archimandrite Sophrony (Sakharov)

amarylis(nov2014)

Sur cette vie terestre

 

Cette vie terrestre

Et le cauchemar d’une mort qui ravage

 

Cette vie terrestre qui nous a été donnée n’a de sens que si nous la considérons comme une préparation pour la vie future. Nous ne devons pas négliger ce qui est de nature éternelle, car le Créateur nous a accordé cette vie comme un temps de préparation pour l’éternité avec Lui. Cette vie est le temps où nous devrions passer de notre situation où nous sommes à l’image de Dieu à la ressemblance de Dieu. Cette vie prend une tournure tragique si nous ne regardons pas au-delà des limites de cette existence terrestre, car le don d’amour qu’est le Christ nous aide à échapper au cauchemar d’une mort dévorante.

L’apôtre Paul rend compte de la compréhension chrétienne de la mort en disant: «Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite: La mort a été engloutie dans la victoire ( 1 Corinthiens 15:54 ») « C’est dans cette vie que nous » revêtons le Christ « , car nous atteignons ainsi la sainteté nécessaire pour rester en présence de Dieu pour toute l’éternité et non pour être brûlé. Se concentrer sur cette vie en la considérant comme tout sauf une période de préparation à l’éternité, c’est ignorer la réalité que Dieu nous a donné la vie comme un temps de préparation à la vision céleste d’une vie d’une profonde intensité.

 

Avec amour en Christ,

Abbé Tryphon

 

https://www.facebook.com/Abbot-Tryphon-1395030584153681/?hc_ref=ARSZ5EKOd89eBycbR-Xy-CXbG87SMBhjfS26QvyxLKf3bI_gl5U9qIiLzPeR72VUHr4&fref=nf&__xts__[0]=68.ARC1sJ6Ol-MNLcWSUx2iDq4HqFRtboA3Om3kv2PZaZBldEtWHeePITj-8PhJw9wGIjE4c_YyF1L7yikLErSwvd6-TjWm3Vf7Cv7X_YgXnjZHeC-9xQufRbbDpK_bJCtoI7MX1vf0yXs7YX7vOGYOsyG_bQyExhva3on1Ggr_gmH2s9Db4mpKWhY99O6Gm3l3Y_pJemn5lfkHYmyvEQmkHJhQeB_IvVhtuqLlVmrs&__tn__=kC-R