L’Eglise comme hôpital ou comme hospice

Hôpital ou hospice ?
Guérison spirituelle ou contrôle de la douleur spirituelle ?

Puisque l’Église est l’hôpital de l’âme, il est important que nous tirions pleinement parti de toutes les ressources de guérison que l’on trouve dans l’Église. La confession est le commencement le plus important pour que ce processus de guérison commence. La grâce conférée lors d’une bonne confession ouvre grand les portes de la grâce de Dieu et nous permet d’entamer notre voyage intérieur vers la réconciliation.
La communion fréquente aux saints mystères du corps et du sang du Christ nous communique la grâce nécessaire à la guérison de l’âme et libère l’âme du fardeau qui vient du péché qui nous alourdit.
Garder scrupuleusement les règles de prière, selon les instructions de notre prêtre ou de notre père spirituel, contribue également au processus de guérison.

La lecture de livres édifiants spirituellement, ainsi que celles de la vie des saints, contribue grandement à la transformation qui peut être la nôtre si nous prenons notre foi au sérieux. De plus, les règles de jeûne de l’Église sont conçues pour nous aider à retrouver notre intégrité et à poursuivre le processus de guérison qui a commencé lorsque nous nous sommes engagés pour la première fois à vivre une vie en Christ.
Si nous ne parvenons pas à suivre ces pratiques spirituelles qui ont fait leurs preuves et qui ont pour but la guérison du corps et de l’âme, nous ne trouverons pas la guérison qui nous est disponible. Au lieu de cela, nous nous allons nous trouver dans la situation qui consiste à traiter l’Église comme si elle était simplement un hospice où nous obtenons une solution rapide à la douleur et au péché qui nous empêchent de devenir complets, et où nous obtenons des résultats qui sont à court terme et qui ne font que cacher le péché et la maladie qui gouvernent nos vies.
C’est à nous de décider si nous allons permettre à l’Église d’être un hôpital prodiguant la guérison, ou tout simplement un hospice masquant la douleur et le péché. Le choix nous appartient et c’est un choix qui ne devrait pas être différé, de peur que l’heure ne vienne où nous serons appelés à rendre des comptes devant le trône de Dieu et que nous nous tenons devant lui avec un cœur non guéri.

Avec L’amour du Christ,
Abbé Tryphon

Source : https://www.facebook.com/Abbot-Tryphon-1395030584153681/

Une parole du P. Sophrony

Souvent Dieu ne répond pas à nos prières. Il reste silencieux. Son silence pour beaucoup est une indication qu’il « n’y a pas de Dieu ».
Mais si nous pouvons réfléchir et considérer dans quelle position nous plaçons Dieu au milieu de nos passions, nous comprendrions pourquoi Dieu n’a pas d’autre moyen que de rester silencieux. Nous Lui demandons de prendre parti en faveur de nos iniquités. Mais Lui ne nous accuse pas explicitement, Il nous laisse prendre nos mauvais chemins et récolter les fruits de nos propres péchés. Toutefois si nous nous tournons vers Lui avec repentance, Il arrive bientôt, et plus vite que prévu. – Archimandrite Sophrony (Sakharov)

amarylis(nov2014)