Comment Dieu répond à nos prières

Comment Dieu répond à nos prières

Ma voisine Betty avait quatre enfants dont l’aîné avait presque 14 ans, quand elle est tombée gravement malade d’un cancer. Bien sûr, ses pensées se tournèrent vers Dieu et elle se demandait s’il y a une vie après la mort. Elle n’était jamais allée à l’église et je ne sais pas jusqu’à quel point elle croyait en Dieu, mais avec l’apparition de sa maladie, elle a commencé à chercher. Nous avions de longues conversations sur l’existence de Dieu et comment nous pouvons perdre Dieu en doutant de Ses paroles et en accordant du crédit aux paroles du diable. Il n’est pas possible d’être amis à la fois avec Dieu et avec le diable, ni d’être en communion en même temps avec Dieu et avec le diable. Car Satan s’oppose à la volonté divine de Dieu et a été un menteur et un meurtrier dès le commencement, comme le Christ nous l’a dit. Dieu est saint et c’est un Dieu jaloux, et on ne peut Le «partager» avec le diable qui s’oppose à lui et a voulu s’élever lui-même au-dessus Dieu. 

 

Mon amie a grandi chaque jour dans la foi et dans la compréhension spirituelle profonde de Dieu, croyant qu’il est Esprit et que l’on doit le chercher en esprit et en vérité. 

 

Un jour, son mari lui a bêtement dit qu’elle ferait mieux de se battre pour sa vie jusqu’au bout, car «il n’y a pas de vie après la mort » et qu’elle ne reverrait jamais ses chers enfants ni quelqu’un qu’elle aime qui était décédé avant elle. Elle a alors éclaté en sanglots, c’était comme si un gouffre s’ouvrait devant elle – pas d’espoir, pas de sens à la vie sur la terre, à la souffrance … Elle s’est efforcée de se rendre jusqu’à la porte pour me venir me voir, moi qui vivais à côté d’elle, pour parler avec moi, afin que je la rassure au sujet de la réalité de Dieu et que je lui confirme qu’Il est la Vérité. Quand elle a atteint la porte et est parvenue à sortir, des douleurs terribles l’ont envahie, elle ne pouvait pas aller plus loin. C’était un jour d’hiver sombre avec des nuages gris sans soleil. Elle tenait sur le pas de la porte et dans son cœur elle a crié à Dieu : « S’il te plaît, donne-moi un signe que Tu existes et que Toi seul est la Vérité, et que nous pouvons croire et avoir confiance. » 

 

Soudain, un rayon de soleil est venu de derrière un nuage et a baigné de lumière un petit buisson dans son jardin. Elle l’a regardé avec étonnement, c’était comme le buisson ardent de Moïse. Le buisson qui avait auparavant une apparence terne et sans vie était maintenant resplendissant et magnifique. Elle n’en croyait pas ses yeux. Ses yeux et son âme ont bu dans la splendeur de ce « buisson ardent » transfiguré. Comme Moïse, elle le vit comme s’il brûlait sans se consumer. Bien sûr, il était différent du buisson ardent de Moïse, qui brûlait d’un feu divin, tandis que ce petit buisson était allumé par les rayons du soleil tombant sur lui. Tout autour du buisson régnaient le noir et gris. Les rayons du soleil n’illuminaient pas le reste du jardin, et puis le soleil a retiré ses rayons et le buisson a de nouveau eu un aspect terne et morne. Mais pour mon amie, le message avait été reçu, son cœur chantait, elle a senti une profonde paix dans son âme et de la gratitude envers Dieu pour lui avoir répondu immédiatement. La réponse de Dieu pour elle était : «Je suis, n’en doute pas, je peux transfigurer le monde grâce à Ma Lumière. Ce qui semble mort pour toi peut être ramené à la vie par Moi et se transformer en beauté.». 

 

Le lendemain, elle m’a raconté l’histoire et m’a dit pensivement : «J’ai appris que Dieu nous parle à travers les gens, à travers les Écritures, et de tant de façons différentes, parce qu’Il est Esprit. Il est à portée de main, nous avons seulement littéralement à la tendre et sentir sa présence, Il est alors avec nous, ici maintenant, nous n’avons pas à attendre des années et des années pour avoir une relation avec Lui. « J’ai souvent pensé à ses paroles. Comme elles sont vraies maintenant que Dieu est venu à l’homme dans l’espace et le temps. Il est « à portée de main », et avec le don de l’Esprit Saint « le Royaume de Dieu est au-dedans de nous ». Il est si merveilleux qu’ici dans ce monde de plus en plus confus, triste et souvent mauvais, nous puissions atteindre Dieu et sa maison, les anges, les saints, les prophètes, les confesseurs, les martyrs, et prendre conscience qu’ils nous regardent avec amour, et que nous sommes entourés par l’Hôte invisible du Ciel. Pas besoin de se sentir seul ou abandonné – nous avons Dieu au-dessus de nous et Dieu avec nous et Dieu en nous jusqu’à la fin des temps. 

 

Un matin mon adorable amie et voisine Betty est morte. Deux semaines auparavant, sa mère était venue de Bristol pour être avec son mari et s’occuper de ses quatre enfants, qui avaient environ 2, 3, 12 et 14 ans. Ils m’ont téléphoné pour me le dire. Il était environ 8 heures du matin quand la sonnette a retenti à ma porte ; la mère de mon voisin se tenait là, me demandant si elle pouvait utiliser mon téléphone pour dire au frère jumeau de sa fille que sa sœur était morte. Elle ne voulait pas le lui dire en présence de ses petits-enfants parce qu’elle avait peur de se mettre à pleurer. Elle n’était jamais venue chez moi auparavant ; je l’ai conduite à la cuisine où se trouvait le téléphone. Son visage était accablé de douleur, mais elle demeurait calme, et je l’ai installée sur un tabouret près du téléphone. Dans son dos je regardais sa tête blanche et ses épaules voûtées. Tout en elle exprimait le deuil, et je me sentais vraiment pleine de compassion pour elle car moi aussi, je suis une mère et je pouvais comprendre ce qu’est la souffrance qui était la sienne. Pour une mère, perdre son enfant n’est pas naturel et c’est l’un des plus grands chagrins. 

 

J’ai prié : «Seigneur, réconforte-la ! » – « réconfort » est un mot que j’utilise rarement. Au moment où j’ai prié, notre canari s’est mis à chanter très fort. Sa cage était suspendue à un crochet près de la fenêtre de la cuisine. La mère de Betty avait déjà commencé à composer le numéro et elle a fondu en larmes, elle ne parvenait pas poursuivre son appel téléphonique. J’ai reposé le récepteur et j’ai mis mes bras autour d’elle ; elle sanglotait. 

Enfin, elle a demandé à travers ses larmes :

 « Est-ce que j’entends le chant d’un canari ? »

Bien sûr, j’ai affirmé que c’était le cas et je l’ai conduite à la cage, tandis que le canari continuait à chanter avec vigueur. Elle a dit à travers ses larmes : « Je te remercie de me réconforter, petit oiseau, je te remercie de me réconforter.»

Je ne pouvais pas comprendre de quelle manière son chant l’avait réconfortée, mais j’ai remarqué tout de suite qu’elle a utilisé le mot « réconforter », comme je l’ai utilisé dans ma courte prière intense au Christ. Puis, quand elle a réussi à s’arrêter de pleurer, elle m’a fait un tendre sourire et a dit comme Dieu était merveilleux, parce que quand elle a commencé à composer sur le téléphone le numéro de Bristol pour parler au frère jumeau de Betty, elle a été submergée par la douleur et a commencé à douter que sa Betty soit encore en vie. Alors, elle a crié à Dieu : « Est-ce que ma Betty est encore en vie? » A ce moment, le canari s’est mis à chanter bruyamment. «Savez-vous, m’a-t-elle dit, que je n’ai pas entendu un canari chanter depuis quarante ans ?! Quand j’ai accouché de mes jumeaux, le travail était très éprouvant et ma gynécologue m’a dit : «Je vais vous chercher quelqu’un qui pourra vous aider. Elle est revenue avec un canari dans une cage et l’a mis à côté de mon lit. Le canari s’est mis brusquement à chanter, je me suis alors détendue et j’ai donné naissance à Betty tandis que l’oiseau chantait sans arrêt. Ma prière n’aurait pas été exaucée d’une meilleure façon. Maintenant, je sais que ma Betty est toujours vivante et elle est née à une vie au-delà du tombeau. Comme je suis reconnaissante à Dieu de m’avoir donné ce signe, cette réponse, cette certitude, les mots ne pouvaient pas me consoler plus que le chant de ce canari tout à l’heure. » Pour moi, c’est une preuve de la façon dont nous servent les anges, combien ils nous aident à notre insu. 

 

Ainsi la vieille dame avait décidé de téléphoner de chez nous qui avions une cuisine où il y avait un canari. La Divine Providence de Dieu, Sa prescience savait ce qu’elle ressentait et qu’elle allait se tourner vers Lui et demander à être réconfortée. Le fait que je ressente de la compassion envers cette personne et que j’envoie une courte prière pour me prouver comment Dieu répond aux prières a fait en sorte de renforcer ma foi en sa toute-puissance et sa compassion. Il m’a été prouvé que sa prière et la mienne réunies ont reçu une réponse d’une manière unique, sur mesure, vraiment faite pour elle, particulièrement. Elle a dû m’expliquer pourquoi la réponse à sa prière l’avait consolée, et ici nous voyons comment ce qui est un signe pour une personne ne signifie rien pour quelqu’un d’autre. Ainsi en est-il avec les Ecritures. Dieu ne me parle pas directement à chaque passage, certains mots sont obscurs pour moi, je n’en saisis pas le sens caché. Mais à d’autres moments, peut-être des années plus tard, ces mêmes mots deviennent un merveilleux message pour moi.

Olga Giel. February, 1993. East House, Beech Hill, Mayford, Woking, Surrey

(Version française par Maxime le minime de la source)

 

Carême de la dormition

 

dormition

 

Carême de la Dormition

Jeûne de la Mère de Dieu : du samedi 1er août au vendredi 14 août 2015.

Le Jeûne de la Dormition de la Mère de Dieu précède le 15 août, qui est la plus importante des fêtes liées à Marie. On y observe les  mêmes règles de  jeûne que pour le Grand Carême de Pâques, avec une exception le jour de la Transfiguration, le 6 août où le poisson, le vin et l’huile sont permis.

Un événement vrai mais incroyable pour beaucoup

Ce qui suit est une description d’une expérience particulière du retour à la vie après avoir été considéré comme décédé. Ce texte a été publié par Mr K Uekskuell dans le « Journal de Moscou » à la fin du XIXème siècle. En 1916, l’archevêque Nikon membre du Saint Synode (de l’église russe) a publié à nouveau ce texte dans la revue « Pages de la Trinité » avec le commentaire suivant : « Concernant ce récit, nous avons échangé une correspondance avec son auteur, qui, après certifié son authenticité, témoigna que la personne qui a vécu cette expérience a rejoint la vie monastique. Considérant que rien dans ce récit est en désaccord avec l’enseignement de l’Eglise sur le mystère de la mort et la vie dans l’au-delà, nous avons considéré qu’il était bénéfique de réimprimer le texte comme un article à part ».

Source principale: Orthodox Life, Vol. 26, No.4, Juillet-Aout 1976, pp.1-36.

Autres sources : http://www.fatheralexander.org/booklets/english/unbelievable_but_true.htm#n1

Egalement sur l’excellent site : http://orthodoxologie.blogspot.com/2011/07/ (publié entre juillet et aout 2011)

 Ce texte, un peu long, est réparti sur 27 sections.

I

Je ne vais pas ici me consacrer à une description générale de ma personnalité, car elle n’a aucune incidence sur la question devant être présentée, mais je vais essayer de me décrire pour le lecteur seulement pour exposer ma relation à la religion.

 

Ayant grandi dans une famille chrétienne orthodoxe plutôt pieuse, et par la suite ayant étudié dans un type d’établissement où l’incrédulité religieuse n’était pas considérée comme un signe de génie de la part de l’élève, je ne me suis pas révélé être un véhément et fieffé mécréant, comme l’était la majorité des jeunes gens de mon temps. En substance, je me suis révélé être quelqu’un très indéfini, je n’étais pas athée, et en aucune façon je ne pouvais me considérer comme ayant été à aucun degré un homme religieux. Et puisque ces deux états mentaux ne sont pas le résultat de mes convictions, mais furent, pour ainsi dire, passivement superposés sur moi par des influences précises de mon environnement, je demanderai au lecteur de se trouver une classification appropriée pour ma personnalité à l’égard de cette situation.

 

Officiellement, je porte le nom de chrétien, mais sans doute ne me suis-je jamais demandé si j’avais vraiment droit à ce qualificatif. Je n’ai même jamais eu la moindre inclination à vérifier ce que la vocation d’un chrétien demandait de moi et si je répondais à ces exigences. J’ai toujours dit que je croyais en Dieu, mais si on me demandait comment je croyais, comment l’Église orthodoxe à laquelle j’appartenais enseignait qu’il fallait croire, sans doute, me serais-je trouvé dans une ornière. Si on m’avait en outre demandé plus en détail, si je croyais, par exemple, en notre salut par l’Incarnation et la souffrance du Fils de Dieu, en sa Parousie [Seconde Venue] en tant que juge, ce que ma relation à l’Eglise était, si je croyais en la nécessité de Sa fondation, en Sa sainteté et au salut pour nous à travers Ses sacrements et ainsi de suite, je ne peux imaginer quelles absurdités j’aurais donné comme réponses. Voici un exemple :

 

Un jour que ma grand-mère, qui observait toujours strictement les jeûnes, m’a réprimandé de ne pas observer les carêmes.

« Tu es toujours fort et sain, tu as bon appétit, il s’ensuit que tu es en mesure de très bien t’entendre avec la nourriture de carême. Comment se fait-il que l’on n’observe pas ces lois de l’Église, qui ne sont même pas difficiles pour nous ?»

« Mais grand-mère, c’est une loi complètement déraisonnable », objectai-je.

« Car tu manges, pour ainsi dire, mécaniquement, par habitude, et personne avec un peu d’intelligence ne va se soumettre à une telle coutume. »

« Pourquoi déraisonnable ?»

« Eh bien, ça fait aucune différence pour Dieu que je mange du jambon ou des poissons fumés »

(N’est-ce pas vrai que dans ce cas, quel exemple nous avons ici en profondeur de la compréhension de l’essence du jeûne par un homme instruit !).

« Comment se fait-il que tu parles de cette manière ? » continua grand-mère. « Peut-on qualifier une loi de déraisonnable, quand le Seigneur Lui-même a jeûné ?»

Je fus frappé par une telle réponse, et c’est seulement avec l’aide de ma grand-mère que je suis parvenu à retenir la narration évangélique concernant le jeûne. Mais le fait est que je l’avais complètement oublié, comme vous le voyez, et cela ne m’a empêché en aucun cas de me jeter dans la contradiction qui prit un caractère plutôt hautain.

 

Et ne croyez pas, lecteur, que j’étais plus stupide ou volage d’esprit que les autres jeunes gens de mon entourage.

 

Voici un autre exemple.

 

Il fut demandé à un de mes collègues considéré comme instruit : croyait-il en Christ comme Homme-Dieu ? Il répondit affirmativement, mais immédiatement après, la conversation révéla ensuite qu’il niait la résurrection du Christ.

 

« Permettez-moi, pourquoi dites-vous quelque chose de très étrange », objecta une vieille dame. « Selon votre croyance, qu’arriva-t-il au Christ après Sa mort? Si vous croyez en Lui comme Dieu, comment pouvez-vous vous permettre simultanément de penser qu’il est mort complètement, c’est-à-dire que Son être finit complètement ?»

 

Nous attendions une sorte de réponse tarabiscotée de notre intelligent collègue, quelques subtilités dans la conception de la mort, ou une nouvelle explication de la question en discussion. Pas du tout, il répondit simplement :

 

« Oh ! Je n’ai pas réalisé cela. J’ai dit comme j’ai ressenti. »

 

 

II

Un état exactement identique d’incompatibilité des idées entre elles, s’installa en moi, et, à cause de l’insouciance de ma part, cet état se tissa lui-même un nid douillet dans mon esprit.

 

Je semblais croire en Dieu comme il se doit, c’est-à-dire que je Le comprenais comme un être personnel, tout-puissant, éternel, je reconnaissais que l’homme était Sa création, mais je ne croyais pas en l’au-delà.

 

Une bonne illustration de l’esprit volage de nos relations à la fois à la religion et à notre état spirituel est considérée dans la suite : j’ignorais ce grave manque de foi en moi jusqu’ à ce que, pareillement à mon collègue mentionné ci-dessus, une certaine circonstance le mit en lumière.

 

Le destin m’a amené à être ami d’un homme sérieux et très instruit ; en outre, il était extrêmement sympathique et solitaire, et j’aimais lui rendre visite de temps en temps. Un jour, lui ayant rendu visite, je l’ai trouvé lisant le catéchisme.

 

« Qu’est-ce que cela, Prochor Alexandrovitch » – c’est ainsi que mon ami s’appelait – « vous préparez-vous à devenir pédagogue ? » demandai-je, étonné en pointant vers le livre.

 

« Mon cher ami, qu’entendez-vous par pédagogue ?! Ce serait bien si je pouvais devenir un étudiant passable. Elle est bien loin de moi l’idée d’enseigner aux autres. Je dois me préparer à l’examen. Eh bien, regardez mes cheveux gris, ils augmentent avec chaque jour qui passe et avant qu’on ne le sache, on est appelé à rendre compte de tout cela, dit-il avec son habituel sourire de bon cœur « .

 

Je n’ai pas pris ses paroles littéralement, pensant que puisque qu’il était homme à lire toujours beaucoup, il avait simplement constaté la nécessité d’une sorte de correction dans la catéchèse. Lui, évidemment désireux d’expliquer cette lecture qui était étrange pour moi, déclara :

 

On lit beaucoup dans les publications actuelles toutes sortes d’ordures, et bien, ici, je vérifie moi-même que je ne m’égare pas sur une fausse piste. Car, vous le savez, l’examen qui nous attend est sévère, il est sévère, en cela qu’aucun réexamen ne sera accordé.

 

« Mais croyez-vous vraiment cela ?»

 

« Vraiment, comment peut-on ne pas croire en cela? Voyons, essayons de chercher ce que vais-je devenir. Que pensez-vous, que dès que l’on comptera un, deux, trois et que je me transformerai en poussière ? Et si je ne retourne pas à la poussière, alors il ne fait aucun doute que je vais être appelé à répondre (de ma vie). Je ne suis pas de l’écume, j’ai une volonté et une intelligence, j’ai vécu consciemment et … j’ai péché…  »

 

« Je ne sais pas, Prochor Alexandrovitch, comment et d’où notre croyance en la vie après la mort aurait pu se produire, il est naturel de penser qu’un homme meurt. Et, bien, ça se termine ici, on le voit gisant et il ne respire pas, tout cela se désintègre, comment penser qu’il y a un certain type de vie dans cet état ?  » Ai-je dit aussi, exprimant exactement ce que je ressentais, dans l’ordre où ces idées devaient avoir préalablement surgi et formé ma compréhension.

 

« Permettez-moi, et que pensez-vous que je devrais faire avec Lazare de Béthanie. Car, vous savez que c’est en réalité un fait, et il était aussi un homme, moulé à partir de la même argile que moi »

 

J’ai regardé mon interlocuteur avec une franche surprise. Est-il possible que cet homme instruit croit ces choses incroyables ?

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Le mariage comme une épreuve pour la vie

 

Le mariage comme une épreuve pour la vie

Le titre en anglais est « Marriage as a Lifetime of Suffering » pourrait être traduit également par « Le mariage comme une vie de souffrance » mais le terme souffrance est trop négatif en français. Cet article est écrit par un prêtre orthodoxe  aux Etats-Unis et le contexte est celui d’un milieu dominé par les églises protestantes. Cependant la réflexion proposée est valable pour ailleurs. 

Fr. Stephen Freeman

https://blogs.ancientfaith.com/glory2godforallthings/2015/05/05/marriage-as-a-lifetime-of-suffering/

Quand les couples viennent chez les pasteurs pour leur parler de leurs cérémonies de mariage, les pasteurs pensent qu’il est intéressant de leur demander s’ils sont amoureux l’un de l’autre. Mais quelle question stupide ! Comment pourraient-ils savoir s’ils s’aiment ? Le mariage chrétien n’est pas de savoir si vous êtes amoureux. Le mariage chrétien consiste à vous exercer à la pratique de la fidélité durant toute la vie de sorte que vous pouvez regarder en arrière sur votre mariage et l’appeler amour. Il s’agit d’une discipline exigeante sur de nombreuses années. – Stanley Hauerwas

(Stanley Hauerwas, né le 24 juillet 1940 à Dallas, est un théologien méthodiste et professeur de droit américain, spécialiste des questions d’éthique. Wikipédia)

 

 

Il n’y a pas de problèmes dans le monde moderne qui semblent faire pression sur l’Eglise avec autant de force que ceux concernant le sexe et le mariage. La soi-disant révolution sexuelle a grandement réussi à changer radicalement la façon dont notre culture comprend ces deux questions. Puisant dans un ensemble très sélectif (et parfois contradictoire) d’arguments politiques, sociologiques et scientifiques, les adversaires de la tradition chrétienne mettent la pression pour une réforme radicale qui porte toutes les caractéristiques d’une révolution. Et ils ont le vent en poupe.

 

Ceux qui tiennent les défenses se décrivent comme étant les gardiens du mariage. Cela est profondément inexact. Le mariage, en tant qu’institution a baissé les armes il y a quelque temps déjà. Les batailles d’aujourd’hui ne concernent pas tant le mariage que le partage des dépouilles de sa destruction. Il est trop tard pour défendre le mariage. Plutôt que d’être défendu, le mariage doit être enseigné et vécu. L’Eglise doit être prête à devenir le lieu où se réalise cet enseignement ainsi que l’endroit qui peut soutenir les couples qui luttent pour vivre cet enseignement. Heureusement, l’héritage spirituel de l’Église offre tous les outils nécessaires à cette tâche. Il ne lui manque que les gens qui sont prêts à s’engager. Continuer la lecture de Le mariage comme une épreuve pour la vie