Une parole du P. Sophrony

Souvent Dieu ne répond pas à nos prières. Il reste silencieux. Son silence pour beaucoup est une indication qu’il « n’y a pas de Dieu ».
Mais si nous pouvons réfléchir et considérer dans quelle position nous plaçons Dieu au milieu de nos passions, nous comprendrions pourquoi Dieu n’a pas d’autre moyen que de rester silencieux. Nous Lui demandons de prendre parti en faveur de nos iniquités. Mais Lui ne nous accuse pas explicitement, Il nous laisse prendre nos mauvais chemins et récolter les fruits de nos propres péchés. Toutefois si nous nous tournons vers Lui avec repentance, Il arrive bientôt, et plus vite que prévu. – Archimandrite Sophrony (Sakharov)

amarylis(nov2014)

Bulletin du mois de décembre 2018 de la paroisse orthodoxe à l’Ile Maurice

Paroisse orthodoxe de la sainte Transfiguration

La Voix de l’Évangile

Numéro 37, décembre 2018

L’Avent : temps de la préparation

La fête de l’entrée au Temple de la Mère de Dieu, proche du début du carême de Noël, constitue une merveilleuse introduction à ce temps où nous nous préparons à célébrer la Nativité du Seigneur, et à la fêter comme une nouvelle Incarnation du Christ dans la crèche de notre cœur. Car ce sera bien cela, la grâce de Noël : que le Christ naisse toujours davantage en nous, qu’il nous transforme toujours davantage en lui, à l’intime de notre cœur, pour que cette présence rayonne sur tout notre être et sur toute notre vie.

La Vierge Marie a été ainsi merveilleusement préparée par Dieu à sa fonction de Mère de Dieu. Enfant, elle entre dans le Temple, elle qui sera la véritable Arche d’Alliance, qui sera le véritable lieu de la présence de Dieu parmi les hommes ; elle entre dans ce Temple, fait de main d’homme, mais qui annonçait précisément la demeure définitive de Dieu parmi les hommes, non faite de main d’homme, qui marquerait le temps de l’évangile et le temps que nous vivons.

Aucun évangile, peut-être, n’aurait mieux convenu à cette fête que celui que nous lisons traditionnellement à toutes les fêtes de la Mère de Dieu, cet évangile de Marthe et Marie. Il s’agit certes de Marie, soeur de Marthe et de Lazare, mais il y a dans le choix de cet évangile, de la part de l’Église, la marque d’un sens remarquable de la discrétion qui entoure tout ce qui concerne la Mère de Dieu. On ne parle d’elle, ici, que sous le voile de quelqu’un qui lui ressemblait, qui portait le même nom, comme à travers un voile de silence. Parce que c’était le meilleur moyen, le seul moyen de révéler quelque chose d’indicible. La Mère de Dieu a toujours vécu dans l’effacement. Et dans les évangiles, elle garde cette place effacée. Il est peu question d’elle. C’est à travers cette image de Marie de Béthanie, assise aux pieds du Seigneur, que nous contemplons ce qui est l’essentiel du mystère de la Mère de Dieu : cette écoute consentante de la parole par laquelle le Christ s’est incarné en elle.C’est par sa réponse à la parole de Dieu que ce mystère inouï de l’Incarnation,  de la naissance du Verbe, de sa naissance humaine parmi nous a pu s’accomplir. Continuer la lecture de Bulletin du mois de décembre 2018 de la paroisse orthodoxe à l’Ile Maurice