L’Eglise de neige

 

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L’EGLISE DE NEIGE

Alexandre Batyokhtin, un homme de 41 ans du village sibérien de Sosnovka, a passé six semaines à façonner une douzaine de mètres cubes de neige fraîche dans une église de trois mètres de haut, où ses concitoyens peuvent maintenant faire une prière et allumer une bougie. .

Il n’y a pas de véritable église à Sosnovka, ni dans aucun des villages voisins d’ailleurs, et les gens qui veulent visiter un lieu de culte doivent se rendre à des dizaines de kilomètres dans la ville d’Omsk. C’est souvent une tâche impossible pour les malades et les personnes âgées, et c’est cette situation malheureuse qui a poussé Alexandre à utiliser la ressource la plus abondante de son village pour construire une église provisoire. Il avait travaillé dans le bâtiment pendant des années, et même s’il avait été forcé de prendre sa retraite après avoir été diagnostiqué d’une maladie grave, l’homme était déterminé à offrir à Sosnovka un endroit pour célébrer Noël et l’Épiphanie correctement.

L’année dernière, dès que les premiers flocons de neige ont commencé à tomber, Alexandre a commencé à élaborer les plans de son église de neige, et après la première neige sérieuse, il a commencé à travailler. Heureusement pour lui, il y avait beaucoup de neige pour travailler cet hiver. Il posa d’abord les fondations, puis il s’est concentré sur les murs, avant de terminer les douze arches symbolisant les douze apôtres, et un impressionnant clocher avec une croix géante. Il y travaillait tous les jours pendant six semaines, même lorsque les températures descendaient en dessous de -30 degrés Celsius, et il a réussi finir l’église à temps pour les vacances. L’église de trois mètres de haut est encore là aujourd’hui et devrait durer jusqu’au début du printemps.

L’église de neige a seulement assez de place pour accueillir deux ou trois personnes à la fois, mais personne ne s’est plaint du manque de place jusqu’à présent. Au contraire, les habitants étaient si ravis d’avoir enfin leur propre église, qu’ils ont tous apporté des icônes et des croix pour décorer ses murs et son autel. Alexandre voit leur geste comme le plus grand miracle. Il est rentré à sa maison un jour, et quand il est revenu, l’église était pleine d’icônes, certaines d’entre elles venant d’aussi loin que d’Espagne ou de Jérusalem.

A mesure que la nouvelle de l’église de neige de Sosnovka s’est répandue, cas unique dans la région d’Azov en Russie, de plus en plus de gens sont venus voir par eux-mêmes. Alexandre et ses camarades villageois ont été submergés par l’attention, même si cette attention, tout comme l’église, n’est que temporaire.

Les nouvelles de l’église de neige sont parvenues à l’oreille de l’évêque d’Azov qui a félicité Batyokhtin pour son travail et qui a en même attiré son attention sur le fait qu’il n’y a pas d’églises dans cette région de Sibérie. Il a émis l’espoir que le travail sur une vraie église commencera au printemps.

Sources :

http://www.odditycentral.com/news/russian-man-single-handedly-builds-snow-church-in-siberian-village-that-didnt-have-one.html

https://russian-faith.com/russian-man-single-handedly-built-snow-church-siberian-village-didn%E2%80%99t-have-one-n1124

 

Quand on est découragé…

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Saint Séraphim de Sarov

Quand on est abattu et quand le découragement nous saisit

Le célèbre saint russe du 19ème siècle, Seraphim de Sarov (1759-1833), a dit de lui-même : « Je ne sais rien ». Ces mots étaient remarquables venant d’un ermite qui était le conseiller spirituel le plus recherché de son époque, même le Tsar cherchait ses conseils. Pourtant, saint Séraphim a reconnu qu’il n’était qu’un canal dans lequel tout ce qui était bon venait de Dieu.

En tant que prêtre et moine, je suis souvent troublé par le fait de me rendre compte que je suis un mauvais exemple pour les autres et que j’échoue chaque jour de faire vivre l’image du Christ en moi. Pourtant, je suis obligé de vivre tous les jours avec la joie dans mon cœur, quoi qu’il arrive. Je suis aussi obligé de prêcher, d’enseigner et d’écrire des choses du Seigneur, et d’essayer de faire confiance à Dieu, quoi qu’il arrive. J’essaie, du mieux que je peux, de me souvenir de ces mots : «Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur : et je dis encore : Réjouissez-vous (Philippiens 4: 4)».

J’essaie de me rappeler les paroles de saint Basile le Fol en Christ, dont les reliques saintes reposent dans la cathédrale Saint-Basile sur la Place Rouge, qui disait : «l’hiver est froid, mais le paradis est doux». Sachant que la vraie validation vient seulement de Dieu, j’essaie de ne pas être blessé quand je ne reçois pas l’approbation de mes pairs, en me rappelant que je suis appelé à donner aux autres ce que je veux recevoir.

Comme Saint Antoine le Grand, je crie à Dieu, « où es-Tu? », Tout en baignant dans un fleuve de grâce. Je veux être un ami de Dieu, mais je me sens souvent comme le poussin qui a été poussé hors du nid par la mère aigle.

Pourtant, je suis réconforté par le conseil de saint Séraphin, qui a instruit ses enfants spirituels avec ces mots : « Quand le découragement nous saisit, ne nous y abandonnons pas : mais plutôt fortifiés et protégés par la lumière de la foi, disons avec beaucoup de courage à l’esprit malin : «Que fais-tu pour nous, toi qui es séparé de Dieu, fugitif du ciel et esclave du mal? Tu n’oses rien nous faire : le Christ, le Fils de Dieu, a autorité sur nous et en tout. Laisse-nous toi qui es une sorte de fléau. Nous sommes rendus fermes par la droiture de Sa Croix. Serpent, nous piétinons ta tête.  »

Avec amour en Christ,

Abbé Tryphon

Source : https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=2030503183939748&id=1395030584153681

Méditations sur la mort et la résurrection

MEDITATIONS SUR LA MORT ET LA RESURRECTION

Il y a une vérité inévitable que la mort nous attend à un moment de notre vie. Alors, comment doit-on faire face à cette éventualité ? Est-ce que nous nous rendons face à elle et vivons notre vie dans la crainte qu’elle se produise tôt ou tard ? Ou devrions-nous y faire face avec courage et vivre comme si cela pouvait arriver à tout moment ? Est-ce que nous vivons cette mort à venir dans la peur constante ou est-ce que nous la considérons comme quelque chose de naturel et nous menons notre vie quotidienne d’une manière normale ?  « Mgr Kallistos Ware » débute le châpitre intitulé : « Allez dans la joie : (Go Joyfully) Le Mystère de la Mort et de la Résurrection », qui apparaît dans son livre Le Royaume intérieur (The Inner Kingdom) comme suit : « Dans l’Eglise orthodoxe russe, tandis que les prières de préparation sont dites avant de commencer la Divine Liturgie, les portes au milieu de l’iconostase demeurent fermées. Puis vient le moment où la Divine Liturgie elle-même commence : les portes s’ouvrent, le sanctuaire se révèle et le célébrant chante la bénédiction initiale. C’est précisément de ce moment-là que le philosophe religieux, le prince Evgueni Trubetskoy, s’est rappelé à l’heure de sa mort. Ce furent ses derniers mots : «Les portes royales s’ouvrent ! La Grande Liturgie est sur le point de commencer ». Pour lui la mort n’était pas la fermeture mais l’ouverture de la porte, pas une fin mais un début. Comme les premiers chrétiens, il a considéré que le jour de sa mort comme son anniversaire (sa naissance à la vie éternelle).  Ces paroles nous rappellent ce que Siméon l’Ancien a proclamé quand il a tenu l’enfant Jésus lors de sa présentation dans le temple. Il a dit : « Maintenant, que ton serviteur parte en paix, Seigneur, selon ta parole, car mes yeux ont vu ton salut » (Luc 2: 29-30). Siméon vit le Sauveur, le Messie attendu, et ainsi il ne manquait plus de rien dans ce monde, alors il demanda à Dieu de le libérer de ce monde pour entrer dans le monde du salut. Evgeny Trubetskoy a également vu que son départ de ce monde était un départ pour la participation à la Divine Liturgie, qui est la communion entre les vivants et les morts. Il a vu que la mort est le vrai début de la vie nouvelle dans la présence éternelle de Dieu.  Dans le même article, l’auteur cite le métropolite Anthony Bloom: «La mort  est la pierre angulaire de notre attitude face à la vie: les personnes qui ont peur de la mort ont peur de la vie. Il est impossible de ne pas avoir peur de la vie et de ses complexités si on a peur de la mort … Ce n’est que si l’on peut affronter la mort,  la regarder, lui donner sa place ainsi que la nôtre par rapport à elle, que nous serons capables de vivre sans peur et dans la plénitude de notre capacité.  » Mais la mort est prompte à nous avertir de ne pas ignorer sa nature mystérieuse que nous ne devons donc pas traiter à la légère. C’est, bien sûr, une réalité inévitable, mais en même temps c’est la grande inconnue.

Comment la résurrection se rapporte-t-elle à tout cela ? Kallistos Ware répond : «Pour les chrétiens, la vie, la mort et la résurrection de notre Sauveur Jésus-Christ donnent une signification plus complète au modèle de mort-résurrection qui se répète constamment dans notre propre vie. – cette histoire que nous célébrons chaque année pendant la Semaine Sainte … La mort du Christ, selon les mots de la liturgie de saint Basile, est une «mort créatrice de vie» … Ainsi que les orthodoxes l’affirment lors du service pascal de minuit (la vigile pascale) avec les paroles attribuées à saint Jean Chrysostome: «Que nul ne craigne la mort, car la mort du Sauveur nous en a délivrée. Il a détruit la mort en subissant la mort … Le Christ est ressuscité et voici que règne la vie. Le Christ est ressuscité, et il n’est plus de mort au tombeau. « Quelle est alors notre attitude? Prions avec ceux qui prient, demandant à Dieu de répondre à cette supplication : « Que la fin de notre vie soit paisible, sans honte, sans douleur et notre justification devant le Trône redoutable du Christ » Cela exige que nous soyons déterminés à vivre une vie de repentance constante, afin que nous ne nous tenions pas avec ceux qui sont déçus, mais avec ceux qui sont sauvés.

Georges Massouh Professeur chargé du département des Etudes Islamiques à l’Université de Balamand et prêtre de paroisse à Aley (Liban). Il s’est endormi dans le Seigneur le 25 mars 2018 à l’âge de 55 ans. Il laisse une épouse et trois jeunes filles. MEMOIRE ETERNELLE.

 

Article paru dans le journal annahar le 18 novembre 2017.

https://www.annahar.com/article/703008

Egalement :  https://holytrinityfamily.blogspot.com/2018/03/meditations-on-death-and-resurrection.html

 

 

Le Coeur du Carême

« Je serre Ta parole dans mon cœur afin de ne pas pécher contre Toi » (Psaume 119: 11)

 

Il y a des années, j’ai entendu une déclaration d’un moine américain : « Le contemplatif n’a pas besoin d’aller plus loin que son propre cœur pour trouver la source de toute violence dans le monde. » Cela m’a paru d’autant plus vrai avec le temps. À l’époque (c’était peu après la guerre du Vietnam), ce moine avait remarqué que les nombreux jeunes qui visitaient dans son monastère étaient «tellement en colère en ce qui concerne la paix». Cette déclaration faisait écho à une expérience que j’avais faite quelques années auparavant quand j’étais au début de mes études supérieures..

Un activiste de la paix bien connu, un prêtre catholique a visité notre campus. Il y a eu une discussion publique autour de sa présentation sur la guerre (Vietnam). Je me suis beaucoup impliqué dans ce qui est devenu un débat enflammé (je plaidais pour la paix). Après l’événement, le prêtre m’a dit : «Stephen, il y a plus d’une façon de faire violence à une personne.» Il avait vu mon cœur et le danger que mon cœur présentait pour moi.

Ces premières leçons ont été perdues sur moi, mais pas oubliées. Elles m’ont hanté la première fois que j’ai lu Dostoïevski. Ses romans ne présentent jamais de personnages « diaboliques ». Au lieu de cela, ils présentent la réalité du cœur humain. C’est là que la source de toute violence peut être trouvée. Discutant du thème de la beauté et de la débauche, Dimitri Karamazov examine les contradictions de nos expériences : « … le diable se débat avec Dieu, et le champ de bataille est le cœur humain. »

Lorsque le champ de bataille dans le cœur est ignoré et projeté vers l’extérieur, le résultat est un monde en noir et blanc, bon et mauvais, ami et ennemi. Mais l’ami et l’ennemi ont des cœurs qui sont eux-mêmes une masse de contradictions, un champ de bataille du bien et du mal. Soljenitsyne a vu cela :

Si seulement tout était si simple ! Si seulement il y avait des gens pervers qui se livraient insidieusement à de mauvaises actions, et qu’il était seulement nécessaire de les séparer du reste d’entre nous et de les détruire. Mais la ligne qui divise le bien et le mal traverse le cœur de tout être humain. Et qui veut détruire un morceau de son propre cœur ?

Je me rappelle chaque jour de ces premières leçons sur la violence. Si ma génération était en colère à propos de la paix, aujourd’hui nous sommes en colère contre tout. Le champ de bataille intérieur est jonché des cadavres de ceux que nous imaginons être contre nous. Aucun paroxysme de violence ne pourrait jamais purifier le monde et apporter la paix au cœur. Aucun de nos projets ne fera du monde un meilleur endroit. Le monde est la projection du cœur humain, et un peu plus.

 

C’est ce champ de bataille que le chemin de Carême vers Pâques nous demande de voir.

 

« Accorde-moi de voir mes propres fautes et de ne pas juger mon prochain »

Nous prions donc en répétant la prière de saint Ephrem. Tout ce que nous voyons (ou imaginons voir) chez ceux que nous jugeons est présent dans notre propre cœur. C’est seulement quand nous savons que c’est vrai que la repentance peut commencer et que la bataille tourne pour obtenir la faveur de Dieu.

Sans repentir, chaque manifestation publique de violence outrageante ne fait que provoquer en nous plus de violence intérieure. L’esprit logique s’empresse de réparer les erreurs et d’argumenter des solutions. Cependant la repentance produirait, je pense, le silence, et aussi la honte d’avoir eu des pensées violentes. Dans un passage sublime qui fait écho à l’enseignement qui est cœur même de l’orthodoxie, l’Ancien Zossime de Dostoïevski offre cette réflexion :

 

«Aimez-vous les uns les autres, les pères» (Zossime d’adresse aux moines)…. « Aimez les gens que Dieu a créés. Car ce n’est pas parce-que nous sommes venus ici (au monastère)  nous enfermer dans ces murs que nous sommes plus saints que ceux du monde ; mais, bien au contraire, quiconque vient ici, par le fait même qu’il est venu, se sait déjà pire que tous ceux qui sont dans le monde, pire que tous sur la Terre … Et plus un moine vit longtemps dans ces murs, plus il doit en être conscient. Car autrement il n’aurait aucune raison de venir ici. Mais quand il sait qu’il n’est pas seulement pire que tous ceux dans le monde, mais qu’il est aussi coupable devant tous, au nom de tous et pour tous, pour tous les péchés humains, du monde et de chacun, alors seulement l’objectif de notre unité (dans notre communauté monastique) est atteint. Car vous devez savoir, mes chers, que chacun de nous est indubitablement coupable au nom de tous et pour tous sur la Terre, non seulement à cause de la culpabilité commune du monde, mais personnellement, chacun d’entre nous, pour tous et pour chaque personne sur cette Terre. Cette connaissance est le couronnement du chemin du moine et du chemin de chaque homme sur Terre. Car les moines ne sont pas des hommes différents, mais c’est ainsi que tous les hommes sur Terre devraient également être. Ce n’est alors que notre cœur sera mû par un amour infini, universel et qui ne connaîtra pas la satiété. Alors chacun de nous pourra gagner le monde entier par l’amour et laver les péchés du monde avec ses larmes … Que chacun d’entre vous reste proche de son cœur, que chacun de vous se confesse inlassablement. N’ayez pas peur de votre péché, même lorsque vous le percevez, pourvu que vous vous repentiez, mais ne posez pas des conditions à Dieu. Encore une fois je le dis, ne soyez pas orgueilleux. Ne vous sentez pas supérieurs avec vos subalternes ni envers ceux qui sont au-dessus de vous. Et ne haïssez pas ceux qui vous rejettent, vous déshonorent, vous insultent et vous calomnient. Ne haïssez pas les athées, ceux qui enseignent quelque chose de mal, les matérialistes, pas même ceux d’entre eux qui sont méchants, ni ceux qui sont bons, car beaucoup d’entre eux sont bons, surtout à notre époque. Souvenez-vous-en ainsi dans vos prières : sauve Seigneur, ceux qui n’ont personne qui prie pour eux, sauve aussi ceux qui ne veulent pas prier. Et ajoutez aussitôt : ce n’est pas pour ma fierté que je prie ainsi, Seigneur, car je suis moi-même le plus vil d’entre tous … (Dans les frères Karamazov de Dostoïevski)

 

Et c’est ainsi que passe notre violence et que l’on prend le chemin de la paix.

 

Source : https://blogs.ancientfaith.com/glory2godforallthings/2018/03/02/at-the-heart-of-lent/

 

 

 

 

Ne négligeons pas le jeûne…

Ne négligeons pas le jeûne : bien que délaissé [quelquefois…et même souvent] de nos jours en Occident, il a une très grande importance dans la tradition biblique. Il a une place prépondérante dans la tradition patristique : ainsi saint Isaac le Syrien (« Chacun sait une chose, c’est que toute lutte contre le péché et le mal commence par le travail du jeûne », « Quiconque méprise le jeûne sera faible, sans vigueur pour toute bonne œuvre, car il lui manque l’arme avec laquelle tous les athlètes divins ont obtenus la victoire »). De même saint Jean Climaque et tous nos pères dans la foi, jusqu’aux nombreux spirituels de notre Église orthodoxe contemporaine comme l’ hiéromoine Émilianos : « Le jeûne est une tradition de notre Église. Si nous ne jeûnons pas nous ne sommes pas chrétiens. Par quel moyen le prophète Élie est-il monté aux Cieux ? Quand Moïse a-t-il vu Dieu ? Comment l’apôtre Paul a-t-il reçu l’appel divin ? Et Barnabé ? Tous jeûnaient. À quel moment Pierre vit-il la nappe descendre de la Jérusalem céleste ? Lorsqu’il jeûnait. Donc, nous aussi, observons ce qui nous est transmis par la tradition de notre Église » (« Catéchèses et discours »).

Et encore : « L’Église orthodoxe est très profondément ascétique, et ceux qui n’aiment pas l’ascèse et sont amis de la mollesse et du confort n’ont pas de place en elle ! » (Épiphane, Géronda d’Athènes). Parole un peu sévère, mais bien équilibrée par la suivante : « Ne vous faite pas violence avec orgueil pour pratiquer l’ascèse au-delà de vos forces, car vous en retireriez de l’angoisse. Le Christ est, non pas un tyran, mais un père plein de tendresse, et Il se réjouit du combat que nous menons avec zèle. » « Si nous ne pouvons pas mener une grande ascèse ou si même nous ne pouvons accomplir aucune pratique ascétique, du moins reconnaissons-le humblement et demandons à Dieu de nous faire miséricorde. Si cet humble aveu ne nous aidait pas, le Christ ne nous le demanderait pas » (« Fleurs du Jardin de la Mère de Dieu » du moine athonite Païssios).

Source : https://www.sagesse-orthodoxe.fr/jaimerais-savoir/foi-et-tradition-orthodoxe/histoire-et-organisation-de-leglise/le-jeune