Un cœur agité et l’oubli de Dieu

Le cœur perturbé et l’oubli des choses de Dieu
Les passions qui créent un état d’agitation dans nos cœurs nous font oublier le véritable but de notre vie, qui est l’union avec Dieu. Saint Basile le Grand nous dit que nous ne pouvons aborder la connaissance de la vérité avec un cœur troublé. Les conflits, le découragement, la convoitise, l’inquiétude et le jugement des autres, sont autant de choses qui ne peuvent pas être autorisées à nous distraire du but. Se laisser devenir troublé ou plein d’angoisse ne contribuent en  rien pour faire avancer notre voyage dans le cœur intérieur. Se livrer aux passions nous épuise et nous laisse au bord du chemin sur la longue route étroite qui mène vers le Royaume de Dieu.
Nous ne devons pas être trop tournés vers nous-même au point de n’avoir aucune compassion pour les autres. Saint Basile le Grand nous dit qu’un homme qui a deux manteaux ou deux paires de chaussures, alors que son voisin n’en a pas, est un voleur. Dans les Saintes Écritures, nous lisons: «La terre appartient au Seigneur et tout ce qu’elle contient, le monde et ceux qui y habitent (Psaume 24: 1).» Nul ne peut être sauvé, selon saint Jean Chrysostome, sans faire l’aumône et sans se soucier des pauvres. Nous sommes les gardiens de ce qui appartient à Dieu, et c’est maintenant le moment idéal pour partager les dons de la création de Dieu les uns avec les autres autant que possible. Accumuler les possessions terrestres, selon le Christ, est la de folie, et un homme riche ne sera que difficilement sauvé (Luc 12: 15-21).
Lorsque nous tournons notre attention vers les besoins des autres, notre concentration change et nous ne sommes plus absorbés par nous-mêmes. Dans ce tournant du cœur vers ceux qui sont dans le besoin, nous tournons notre cœur vers Dieu. « En vérité, je vous le dis, ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait (Matthieu 25:40). » Lorsque nous jeûnons, le temps passé dans la prière et les actes d’aumône (charité), nous remplit d’énergie dans notre combat contre les passions, et nos cœurs se reposent en Christ.
Avec amour en Christ,
Abbé Tryphon
https://www.facebook.com/Abbot-Tryphon-1395030584153681/

A propos de l’argent

Les gens recherchent l’argent, non pas pour son utilité pratique, mais parce qu’avec lui, ils peuvent devenir esclaves du plaisir.
Trois raisons pour l’amour de l’argent sont le plaisir, la vanité et le manque de foi. Les hédonistes aiment l’argent pour le dépenser dans leurs plaisirs, les vaniteux le veulent pour se faire connaître, ceux qui manquent de foi cherchent l’argent pour le cacher par peur de la famine, de la vieillesse ou de la maladie. Ces derniers ont mis leur confiance en leur argent plutôt qu’en Dieu le créateur de l’univers, dont la providence ne connaît pas de limites et atteint même la plus basse de Ses créatures.
Mais il y a quatre types de personnes qui mettent de l’argent de côté. Je viens d’en mentionner trois. Il y a cependant aussi ceux qui  limitent l’utilisation de l’argent à la gestion de leurs marchandises. Seuls ces derniers sont justifiés dans le fait d’accumuler de l’argent, en partant du principe que leur but est d’être toujours en capacité d’aider activement les nécessiteux.


Saint Maxime le Confesseur

Nous ne sommes pas seuls

Nous ne sommes pas seuls.
Dans nos moments de solitude et de découragement, nous sommes ensemble.
Tandis que dans cette vie nous menons une lutte, il est bon de se rappeler que nous, chrétiens, sommes tous ensemble. Nous trouvons notre lieu de silence, là où nous rencontrons Dieu, mais même dans ce lieu particulier, nous sommes ensemble.
Dans notre cheminement vers Dieu, notre but commun est l’acquisition d’un cœur humble et contrit, et notre patrie commune se trouve dans la Divine Liturgie, dans laquelle nous entrons au Paradis et participons au Banquet Céleste, ensemble.
Dans nos moments de solitude et de découragement, nous sommes ensemble. Nous sommes ensemble dans notre célébration de la vie, et même dans notre mort. Nous sommes ensemble dans notre joie ET notre tristesse. Même lorsque nous semblons si seuls, nous sommes ensemble, car en Christ nous sommes un seul corps.
Gloire à Dieu pour sa bonté aimante. Gloire à celui qui nous a montré la lumière.
Avec amour en Christ,
Abbé Tryphon
https://www.facebook.com/Abbot-Tryphon-1395030584153681

L’Absolue Vérité

Source: https://www.facebook.com/Abbot-Tryphon-1395030584153681/
La Vérité absolue
Embrasser la vérité absolue
À une époque où beaucoup de gens pensent que la vérité est relative, le fait de savoir qu’il existe une vérité absolue est réconfortant. La liberté qui vient avec la connaissance que nous sommes capables d’embrasser des enseignements qui sont la continuation d’une ligne ininterrompue remontant à l’époque apostolique, est libératrice. En tant que chrétiens orthodoxes, nous ne sommes pas confrontés à la tâche troublante d’interpréter à nouveau les Écritures, ou de décider des enseignements moraux et dogmatiques pour nous-mêmes, ou d’essayer de rendre notre foi pertinente pour cet âge. Au contraire, nous pouvons nous immerger dans la connaissance que nous avons saisi ou embrassé  l’esprit de l’Ancienne Église universelle.
Nous n’avons pas eu à réinventer la Foi parce que nous nous sommes alignés sur l’Église qui est à la fois ancienne et pertinente pour le chercheur moderne. Nous savons que les enseignements de l’Église ne sont pas basés sur l’esprit fini ou sur l’imagination de notre propre nature déchue, mais sur les vérités éternelles qui ont perduré depuis les temps anciens.
Il est réconfortant de savoir que l’Église est restée fidèle à son héritage pendant environ deux mille ans. Il est libérateur de savoir que les anciens dogmes chrétiens, les modes de culte et les enseignements moraux guident nos vies, tout comme ils le font depuis deux mille ans.
La vérité n’est pas relative, mais absolue. Il n’y a pas de plus grande liberté que de pouvoir recevoir, comme la nôtre, la vérité transcendante qui a fait des saints, depuis les temps anciens. Il n’y a pas de plus grande liberté que de pouvoir embrasser la vérité absolue qui a transcendé le temps, l’espace, la culture et la race. Pas de plus grande joie que d’être compté comme appartenant au Christ et de nous être joints à l’Église même qu’Il a fondée.
Avec l’amour en Christ,
Abbé Tryphon