La prière et les interférences

 

patchouli

Patchoulis en fleur

Comment rencontrer Dieu ?

A la question de savoir comment, nous qui vivons dans le monde au sein de l’agitation, du bruit et de la schizophrénie de la vie contemporaine, comment nous pouvons rencontrer Dieu, saint Porphyre1 (1906-1991) nous a fait le récit suivant :

Peu après sa nomination au poste d’aumônier de l’église de Saint Gérasime à l’hôpital polyclinique d’Athènes près de la place Omonia, il a rencontré un problème au moment de célébrer la Divine Liturgie. De l’autre côté de la rue, face à l’église, il y avait un magasin de musique qui vendait des tourne-disques (des gramophones) et pour attirer la clientèle, il mettait la musique à fond. C’était excessivement bruyant et saint Porphyre le supportait mal. Il a même envisagé de démissionner de son poste (auquel il était pourtant très attaché). [Remarque : il avait demandé au patron du magasin de baisser ou de différer la musique mais le patron a refusé].

Cependant dans cette situation, et comme il l’a fait tout le long de sa vie, saint Porphyre ne mettait pas sa volonté propre en premier mais avec une prière intense et une profonde humilité il demandait à Dieu de lui montrer ce qu’il doit faire.

Par conséquent, après trois jours de jeûne et de prière, il trouva dans un coin un cahier qui appartenait à l’un des enfants d’un membre du conseil paroissial de l’église. Cet enfant était étudiant à l’université et le cahier comportait des cours de physique et c’est dans ce cahier que saint Porphyre trouva la solution de son problème. En feuilletant les pages il tomba sur des notes de cours traitant des ondes. Il était expliqué que si on lance un caillou dans un lac, des ondes circulaires se forment à la surface, et que si par ailleurs on lançait un autre caillou un peu plus loin dans le lac, d’autres ondes se produisent et les interférences entre ces ondes produisent des zones de repos (il s’agit d’interférences destructives).  C’était la réponse que saint Porphyre attendait de Dieu ! Le lendemain, au cours de la Divine Liturgie, il allait essayer de concentrer ses capacités mentales et spirituelles dans les prières et dans les actes de la Liturgie. Se basant sur le raisonnement qu’il a trouvé pour les ondes, il allait pour ainsi dire former de ondes circulaires dans son esprit qui annuleraient les ondes émises par le magasin de musique. Par la suite, il ne devait plus être jamais perturbé ou distrait durant la Divine Liturgie.

Source : Orthodox heritage Vol.12, Issue 07-08.

 

1 Note : Concernant saint Porphyre voir par exemple http://www.sagesse-orthodoxe.fr/jaimerais-savoir/questions-dactualite/culture/religions-et-oecumenisme/saint-porphyre-d%E2%80%99athenes:

 

Les chemins de la conversion

palmier

 

LES CHEMINS DE LA CONVERSION (Saint Jean Chrysostome).

Voulez-vous que je vous montre les différents chemins de la conversion ? Ils sont nombreux et variés mais ils conduisent tous au Royaume.

Le premier chemin est la condamnation de ses propres erreurs. Commencez par reconnaître vos erreurs pour être justifiés. C’est ce que le prophète dit : « Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité ; J’ai dit : J’avouerai mes transgressions à l’Eternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché. » (Ps 31/32 :5). Ainsi vous condamnez les fautes que vous avez commises et cela suffira pour que le Maître vous écoute. Car la personne qui confesse ses fautes ne craindra plus de les commettre à nouveau.

Il y a un second chemin qui n’est pas inférieur au premier. C’est de ne pas garder rancune envers nos ennemis, de surmonter notre colère afin de pardonner les offenses de nos compagnons car c’est de la sorte que nous obtiendrons le pardon de la part de Notre Seigneur. Ceci donc est le second chemin de la conversion. Le Seigneur dit « Si vous pardonnez aux autres leurs offenses, votre Père Céleste vous pardonnera aussi » (Mathieu 6 :14).

Voulez-vous connaître le troisième chemin de la conversion ? C’est la prière fervente et attentive dans le fond de votre cœur…

Le quatrième chemin est celui du don (des aumônes)…Ce chemin possède une puissance considérable…

Et puis il y a (le chemin de) la modestie et de l’humilité qui ne sont pas des moyens inférieurs pour déraciner les pêchés. Nous avons le publicain comme exemple : il ne pouvait pas proclamer ses bonnes actions, cependant il les a remplacées par l’offrande de son humilité et ainsi il déposa le lourd fardeau de ses fautes…

Nous vous avons indiqué cinq chemins de conversion….aussi ne restez pas inactifs mais utilisez ces cinq chemins tous les jours. Ce sont des chemins faciles et vous ne pouvez utiliser votre impuissance comme prétexte pour ne pas les emprunter.