Qu’est ce que le salut pour un chrétien?

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Pour nous orthodoxes, le but unique et absolu de la vie en Christ est de devenir participant à la vie de Dieu, de s’unir avec Dieu, (en d’autres termes la sainteté car Dieu est saint, c’est la « theosis »), afin que l’homme – par sa participation aux énergies incréées de Dieu (c’est-à-dire à la vie de Dieu)- puisse devenir «par la Grâce qui vient de Dieu» ce que Dieu est par nature (sans commencement ni fin). C’est cela la signification du «salut» dans le christianisme.

Ainsi, en tant que chrétiens, nous savons que le salut est un processus continu avec lequel, en tant que croyants, nous sommes appelés à coopérer. Il nous est dit : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 4:17). L’apôtre Paul a rendu manifeste la nécessité de la coopération humaine quand il nous a demandé de «travailler votre salut avec crainte et tremblement ; Car c’est Dieu qui agit en vous, vous permettant à la fois de vouloir et de travailler pour son bon plaisir (Philippiens 2: 12-13) ».

 

Basé sur Protopresbytre George Metallinos, Doyen de l’Université d’Athènes (Ecole de Théologie).

Source : https://asceticexperience.com/2016/10/salvation-means-christianity/

Que pouvons-nous dire sur le fait de devenir participant à la vie de Dieu ?

Ici se trouvent ceux qui sont dans le creux le plus profond de l’ignorance, dans les sombres passions de ce corps et dans l’ombre de la mort, et qui ont la témérité de commencer à philosopher à propos du Ciel sur la terre. Le firmament a les étoiles pour sa beauté, et l’absence de passions a les vertus comme ornements ; Car par absence de passions je n’entends rien d’autres que le Ciel intérieur de l’esprit, qui considère les ruses des démons comme de simples jouets.

Et donc, il est vraiment sans passion, et reconnu comme impartial, celui qui a rendu sa chair incorruptible, qui a élevé son esprit au-dessus des créatures et qui a subjugué tous ses sens à celui-ci (son esprit) et qui garde son âme dans … la présence du Seigneur, tendant vers Lui, même en allant au-delà de ses forces.

D’autres disent, d’ailleurs, que l’absence de passions est la résurrection de l’âme qui précède celle du corps ; Mais d’autres, que c’est la connaissance parfaite de Dieu, seconde seulement à celle des anges.

L’âme dépourvue des passions est immergée dans les vertus, comme ceux qui sont dans les passions sont immergés dans les plaisirs.

L’esprit doit être libre de toutes choses créées afin d’atteindre le Créateur.

Basé sur Saint-Jean Climaque (de l’Échelle Sainte).

Source : https://asceticexperience.com/2016/09/deification-our-purpose/

 

Conseils spirituels données par une personne ayant lu ces lignes :

3 choses à faire pour commencer :

  • Prière quotidienne pour avoir une relation correcte avec Dieu.
  • Savoir pardonner (être miséricordieux) pour des relations correctes avec les autres.
  • Reconnaître ses propres fautes pour avoir une relation correcte avec soi-même (notre propre esprit intérieur).

 

Source dans les commentaires de : https://asceticexperience.com/2016/10/salvation-means-christianity/

 

La parabole du bon samaritain, l’hôpital et saint Jean Chrysostome

 

Beaucoup de gens ne vont pas à l’église en prenant prétexte que les églises sont remplies de gens hypocrites. Mais ce n’est pas le cas, les églises sont remplies de gens malades qui essaient de se sentir mieux. Observez bien, nous avons tous besoin d’un hôpital où nos âmes pourraient être soignées et guérir.

 

Avez-vous déjà été à un hôpital ? Eh bien, vous y avez été probablement, comme un nouveau-né. Mais peut-être vous avez cassé le bras ou peut-être vous avez été malade… Lorsque vous êtes très malade et que vous avez besoin d’aide, vous savez que l’hôpital est le meilleur endroit pour vous.

Aujourd’hui,(le 13 novembre), nous entendons dans l’Évangile une histoire que vous avez probablement apprise quand vous étiez très petit. C’est l’histoire du Bon Samaritain. Vous vous rappelez comment un homme a été battu et laissé sur le côté de la route. Vous vous rappelez comment personne ne voulait l’aider, jusqu’à ce qu’un étranger soit venu et l’a conduit à une auberge. Cet étranger s’occupa de lui, et lui promit de revenir et de vérifier si tout allait bien.

Lorsque nous lisons ces paraboles ou ces histoires dans la Bible, nous savons qu’elles ne sont pas seulement pour notre divertissement. Elles ont d’autres significations aussi, n’est-ce pas? Bien sûr, nous savons que nous devrions être comme le bon Samaritain, l’étranger qui a aidé le pauvre, le malade. Mais certaines personnes expliquent l’histoire d’autres façons aussi. Saint Jean Chrysostome (qui a écrit beaucoup, et fait de très nombreux sermons) nous dit que l’Eglise est notre hôpital. Nous allons pour y être guéris. Nous allons pour chercher des médicaments (la Sainte Communion). Nous allons à l’église pour essayer de nous améliorer et nous rapprocher du meilleur Docteur, le Christ Lui-même. C’est lui qui prend soin de nous, comme l’étranger l’a fait dans la parabole du bon samaritain.

UN SAINT QUI A EU BEAUCOUP D’ENNUIS : SAINT JEAN CHRYSOSTOME

Personne n’aime avoir des ennuis. Vous aimez en avoir ? À la maison ou à l’école, ou n’importe où ailleurs, vous pourriez être sanctionné, ou vous pourriez au moins être embarrassé.

Aujourd’hui, (le 13 novembre), nous célébrons l’un des meilleurs saints de notre Église. Saint Jean Chrysostome était un saint qui ne se souciait pas d’avoir des ennuis. C’est parce qu’il était habitué aux ennuis. Il savait aussi qu’il était plus important de dire la vérité et d’avoir des ennuis avec les dirigeants, que de se taire et de vivre en paix.

Saint Jean a écrit de nombreux sermons, et beaucoup de fois il a parlé de la façon dont nous chrétiens devons agir pour aider les pauvres. Il a construit des hôpitaux pour les pauvres, les malades et des cuisines spéciales pour les démunis, pour ceux qui ont faim. Dans la grande ville de Constantinople (où il était archevêque), l’empereur et l’impératrice ne semblaient pas se soucier autant des pauvres. Ils devinrent plus riches et encore plus riches, et ils ignorèrent les pauvres de la ville. Saint Jean s’exprima contre les souverains, et il eut beaucoup d’ennuis

L’impératrice Eudoxia avait une grande statue coûteuse d’elle, et Saint Jean a parlé contre cela aussi … et il a obtenu encore plus de problèmes pour cela. Il fut renvoyé en exil, loin de la ville, où il ne pouvait servir d’archevêque. Il y est mort plus tard.

Saint Jean avait beaucoup de gens qui l’aimaient (et il en a encore de nos jours!). Il leur a dit de ne pas penser aux mauvaises choses qui lui sont arrivées, mais de penser aux récompenses qu’il a gagnées dans sa lutte – et ces récompenses sont la vie avec Jésus Christ pour toujours!

La fête de Saint-Jean Chrysostome est célébrée le 13 novembre.

Source : http://myocn.net/the-church

La prière et les interférences

 

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Patchoulis en fleur

Comment rencontrer Dieu ?

A la question de savoir comment, nous qui vivons dans le monde au sein de l’agitation, du bruit et de la schizophrénie de la vie contemporaine, comment nous pouvons rencontrer Dieu, saint Porphyre1 (1906-1991) nous a fait le récit suivant :

Peu après sa nomination au poste d’aumônier de l’église de Saint Gérasime à l’hôpital polyclinique d’Athènes près de la place Omonia, il a rencontré un problème au moment de célébrer la Divine Liturgie. De l’autre côté de la rue, face à l’église, il y avait un magasin de musique qui vendait des tourne-disques (des gramophones) et pour attirer la clientèle, il mettait la musique à fond. C’était excessivement bruyant et saint Porphyre le supportait mal. Il a même envisagé de démissionner de son poste (auquel il était pourtant très attaché). [Remarque : il avait demandé au patron du magasin de baisser ou de différer la musique mais le patron a refusé].

Cependant dans cette situation, et comme il l’a fait tout le long de sa vie, saint Porphyre ne mettait pas sa volonté propre en premier mais avec une prière intense et une profonde humilité il demandait à Dieu de lui montrer ce qu’il doit faire.

Par conséquent, après trois jours de jeûne et de prière, il trouva dans un coin un cahier qui appartenait à l’un des enfants d’un membre du conseil paroissial de l’église. Cet enfant était étudiant à l’université et le cahier comportait des cours de physique et c’est dans ce cahier que saint Porphyre trouva la solution de son problème. En feuilletant les pages il tomba sur des notes de cours traitant des ondes. Il était expliqué que si on lance un caillou dans un lac, des ondes circulaires se forment à la surface, et que si par ailleurs on lançait un autre caillou un peu plus loin dans le lac, d’autres ondes se produisent et les interférences entre ces ondes produisent des zones de repos (il s’agit d’interférences destructives).  C’était la réponse que saint Porphyre attendait de Dieu ! Le lendemain, au cours de la Divine Liturgie, il allait essayer de concentrer ses capacités mentales et spirituelles dans les prières et dans les actes de la Liturgie. Se basant sur le raisonnement qu’il a trouvé pour les ondes, il allait pour ainsi dire former de ondes circulaires dans son esprit qui annuleraient les ondes émises par le magasin de musique. Par la suite, il ne devait plus être jamais perturbé ou distrait durant la Divine Liturgie.

Source : Orthodox heritage Vol.12, Issue 07-08.

 

1 Note : Concernant saint Porphyre voir par exemple http://www.sagesse-orthodoxe.fr/jaimerais-savoir/questions-dactualite/culture/religions-et-oecumenisme/saint-porphyre-d%E2%80%99athenes:

 

Les chemins de la conversion

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LES CHEMINS DE LA CONVERSION (Saint Jean Chrysostome).

Voulez-vous que je vous montre les différents chemins de la conversion ? Ils sont nombreux et variés mais ils conduisent tous au Royaume.

Le premier chemin est la condamnation de ses propres erreurs. Commencez par reconnaître vos erreurs pour être justifiés. C’est ce que le prophète dit : « Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité ; J’ai dit : J’avouerai mes transgressions à l’Eternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché. » (Ps 31/32 :5). Ainsi vous condamnez les fautes que vous avez commises et cela suffira pour que le Maître vous écoute. Car la personne qui confesse ses fautes ne craindra plus de les commettre à nouveau.

Il y a un second chemin qui n’est pas inférieur au premier. C’est de ne pas garder rancune envers nos ennemis, de surmonter notre colère afin de pardonner les offenses de nos compagnons car c’est de la sorte que nous obtiendrons le pardon de la part de Notre Seigneur. Ceci donc est le second chemin de la conversion. Le Seigneur dit « Si vous pardonnez aux autres leurs offenses, votre Père Céleste vous pardonnera aussi » (Mathieu 6 :14).

Voulez-vous connaître le troisième chemin de la conversion ? C’est la prière fervente et attentive dans le fond de votre cœur…

Le quatrième chemin est celui du don (des aumônes)…Ce chemin possède une puissance considérable…

Et puis il y a (le chemin de) la modestie et de l’humilité qui ne sont pas des moyens inférieurs pour déraciner les pêchés. Nous avons le publicain comme exemple : il ne pouvait pas proclamer ses bonnes actions, cependant il les a remplacées par l’offrande de son humilité et ainsi il déposa le lourd fardeau de ses fautes…

Nous vous avons indiqué cinq chemins de conversion….aussi ne restez pas inactifs mais utilisez ces cinq chemins tous les jours. Ce sont des chemins faciles et vous ne pouvez utiliser votre impuissance comme prétexte pour ne pas les emprunter.