Témoignage d’un français devenu moine au Mont Athos

LA SAINTETÉ : À NOTRE PORTÉE
(Témoignage donné par le Père Macaire (du monastère de Simonopétra au Mont Athos)  à Kfarhazir au  Liban  le 27-5-2012 où il a été invité par Mgr Ephrem évêque de Tripoli).

SYNAXE AUX JEUNES DU DIOCÈSE.
Introduction : Lorsque j’avais vingt ans à Paris.
La perception du temps est différente pour un moine qui s’est retiré du monde pour vivre dans ces havres de paix que sont les monastères, que pour les laïcs qui sont nécessairement plongés dans la tourmente des évènements. Dans le monastère, le temps se trouve comme arrêté et les années sont seulement ponctuées par la suite des fêtes et des périodes de jeûne. Par définition, la vie monastique est exempte d’évènements et le moine devrait ne pas avoir d’histoire.
Alors que je me présente devant vous comme presque un vieillard blanchi, j’ai l’impression d’être l’un des vôtres et d’avoir toujours vingt-sept ans, âge que j’avais en rentrant au Mont Athos, il y a environ trente-trois ans.
C’est ce qui me donne l’occasion de vous parler de la manière dont j’envisageais la vie lorsque j’avais vingt ans et comment je suis arrivé au Mont Athos.
Entré à l’Université peu après les troubles de Mai 68, je ne participais pas à la vie politique très agitée, mais je partageais tout de même les revendications de ma génération.

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Gavrilia Papayanni (III)

GERONDISSA GAVRILIA

Gavrilia retourne en Grèce en 1945. Elle commence par enseigner le français et l’anglais…mais elle finit par s’installer définitivement à Athènes où elle acquiert rapidement une notoriété. Les malades venaient chez elle pour les soins et pour ses conseils. Elle était à la fois une confidente et une conseillère. Elle gagnait entre 500 et 600 drachmes par jour mais une fois de retour chez elle il ne lui restait plus un sou. Elle payait le loyer pour un aveugle, elle achetait des vêtements pour des chômeurs, elle payait les frais d’étude pour des étudiants…et elle travaillait de 9h à 18h, elle mangeait peu…et durant cette période de vie professionnelle on faisait appel à elle pour des missions de charité, ou pour accompagner des malades. Elle disait oui…

Gavrilia a accroché sur le mur de son cabinet l’icône du lavement des pieds qu’elle regardait pendant qu’elle soignait les malades. Le travail était aussi une occasion pour prier. Elle récitait dans son cœur la prière pendant qu’elle écoutait les problèmes de ses patients.

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